L'industrie de l'armement reste en plein boum

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En 2012, les ventes d'armes de la France avaient rapporté 4,9 milliards d'euros. Un chiffre qui monte à 7,5 milliards pour l’année 2014.

L'INFO. Livrer ou pas ? Alors que la France se pose toujours la question de la livraison des navires Mistral à la Russie - François Hollande a éludé la question lors du dernier G20 - l’industrie de l’armement, elle, se porte très bien. A tel point que la France est sur le point de battre des records.

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"Le meilleur niveau depuis plus de 10 ans". Depuis 2012, les ventes d’armes sont passées de 4,9 milliards à 7,5 milliards pour l’année 2014. Comme on le dit au ministère de la Défense, "c’est le meilleur niveau depuis plus de 10 ans pour l’industrie d’armement française". Cette année, la France a enregistré deux gros contrats qui peuvent expliquer ce constat  réjouissant : la vente de deux satellites espion aux Emirats arabes unis ou encore le faramineux contrat de 2,3 milliards pour l’armée libanaise, payé par l’Arabie Saoudite.

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Invité par l'émir du Qatar dans son ranch. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, ne peut que se féliciter de ces résultats, tout en évoquant un "changement de méthode". Ou comment, sans jamais le nommer, étriller le style Sarkozy et, par exemple, ses contrats annoncés tambour battant au Brésil mais jamais signés. Ce très proche de François Hollande, lui, préfère la discrétion et travaille en sous-marin, rend de petites visites non-inscrites à son agenda officielle, rencontre des chefs d’Etat sans les industriels français. C'est notamment ce qu'il a fait avec l'émir du Qatar, qui l'a même présenté à sa famille et invité dans son ranch, il y a 2 semaines.

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Des Rafales vendus à l'Inde ? Sur la vente de Rafales, la priorité est à la discrétion, même si Jean-Yves Le Drian se dit tout "optimiste". L'avantage de la France, c'est que l'avion militaire français est actuellement à l’œuvre sur le terrain. Dans deux semaines, une délégation de journalistes indiens est d'ailleurs invitée par le ministère de la Défense  à les voir à l’œuvre à N’Djamena, au Tchad. En jeu : un contrat de 126 avions de combat.

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