En cinq ans, Autolib a trouvé ses marques

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En cinq ans, Autolib a trouvé ses marques
Malgré 110.000 abonnés à l'année, Autolib n'est toujours pas rentable@ AFP
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Le service d'autopartage lancé par la Mairie de Paris et Vincent Bolloré fête ses cinq ans lundi. Si les abonnés affluent, l'entreprise, elle, n'est toujours pas rentable.

Vous avez forcément vu passer l'une de ces 3.900 petites voitures grises et silencieuses à Paris. Lancé en décembre 2011 par Vincent Bolloré sous l'impulsion de la Mairie de Paris, le service d'autopartage Autolib fête lundi ses cinq ans. 

Un succès commercial. Et après avoir été regardé avec circonspection lors de son lancement, le service a trouvé son rythme de croisière, avec aujourd'hui 110.000 abonnés à l'année qui paient 120 euros, plus 6 euros la demi-heure d'utilisation. En moyenne, les Bluecar - le nom de ces voitures - permettent aux Parisiens de faire 13.000 déplacements par jour, rognant plus sur la part des transports en commun plus que sur les propriétaires de voiture. 

Une rentabilité encore lointaine. Le succès commercial ne permet cependant pas à Autolib d'être rentable. Ou du moins pas encore. L'équilibre financier est attendu pour 2017 ou 2018, selon les responsables.