La négociation sur la réforme du marché du travail a "progressé" jeudi à "petits pas", selon plusieurs syndicats, mais au vu des dissensions patronales apparues dans la journée, elle n'aboutira pas dans la soirée et devrait se poursuivre vendredi. "On n'est pas encore au bout mais ça avance. il reste encore quelques centaines de mètres à parcourir", commentait le négociateur de la CFDT Patrick Pierron.

La première journée du dernier round aura été marquée par plus de suspensions de séances que de temps de réunion : "le patronat aurait dû faire avant ses arbitrages. On a perdu du temps", a regretté Joseph Thouvenel (CFTC) après avoir reçu la version, remaniée une nouvelle fois dans l'après-midi, du projet patronal. En début de soirée, les syndicats s'étaient retirés plus de deux heures pour étudier le nouveau projet. Ils ont repris les discussions vers 20 heures avec le patronat.

Pour Stéphane Lardy (FO), "un accord n'est pas pour ce soir". "On avance petit pas par petits pas... vu la division patronale", a-t-il ajouté en évoquant le "bal tragique" offert par le Medef et l'UPA (artisans) qui se sont étripés par communiqués interposés. A côté de la négociation officielle, il y a une "négo dans la négo", interne au camp patronal, reconnaissait le Medef.