Emploi : les télécoms dégraissent

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Emploi : les télécoms dégraissent
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Bouygues Telecom a présenté mardi un plan de départs volontaires de 556 postes.

Malmenés par l’arrivée de Free mobile et la perspective d’une baisse de leurs importantes marges, les opérateurs de téléphonie mobile ont décidé de réduire la voilure. SFR et Bouygues ont chacun convoqué mardi un comité central d’entreprise.

SFR prévoit un plan de départs volontaires

Deuxième opérateur télécoms français, SFR a entamé sa mue dès le mois de mars en se séparant de son PDG. Mardi, il a officiellement lancé sa réorganisation stratégique. "On a présenté une méthode et un calendrier de mise en œuvre : le plan de réorganisation sera lancé en novembre prochain. En même temps, en novembre, on présentera à la négociation aux partenaires sociaux un plan de départs volontaires", a détaillé un porte-parole de la direction.

"On s’attend à une fourchette entre 500 et 1.500 personnes. On souhaite aussi connaitre comment va se réorganiser l’entreprise, on espère qu’il n’y aura pas une surcharge de travail, qu’on ne va pas mettre le paquet pour que les gens partent et presser au maximum ceux qui restent", a confié à Europe 1, Sammy Baia Ribero, délégué Force Ouvrière. Et le syndicaliste d’ajouter : "le climat n’est pas très de s’apaiser dans les mois à venir".

Bouygues : 556 départs volontaires

De son côté, l'opérateur Bouygues Telecom a annoncé mardi avoir présenté un plan de départs volontaires de 556 postes lors d'un Comité central d'entreprise visant à "sauvegarder sa compétitivité" face à l'arrivée fracassante de Free Mobile. "La société ne pratiquera aucun licenciement dans le cadre de ce plan", a affirmé la direction dans un communiqué. Les "collaborateurs", qui travaillent au sein des boutiques et dans les centres de relations clients, ne sont pas concernés.

Selon les dernières estimations, Bouygues Telecom a perdu 210.000 abonnés mobiles au premier trimestre 2012. En ajoutant les clients du parc mobile prépayé, ce chiffre passe à 379.000 clients perdus au premier trimestre. L'opérateur a également vu son bénéfice chuter de 34,2% sur un an et a confirmé s'attendre pour l'année 2012 à une baisse de 10% des ventes.

Au printemps, l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) a estimé que l'arrivée de Free pourrait détruire jusqu'à 10.000 emplois chez ses concurrents, tandis que la fédération FO parle de 30.000 à 60.000 emplois directs ou indirects menacés.