Electricité : le froid dope la consommation et les importations de courant en janvier

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Electricité : le froid dope la consommation et les importations de courant en janvier
La consommation en électricité a fortement augmenté pendant la vague de froid de janvier@ AFP
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La consommation d'électricité a été dopée par le froid entraînant un niveau record d'importation et de recours aux centrales thermiques.

La vague de froid qui a touché la France en janvier a dopé la consommation d'électricité, au plus haut depuis 2012. Une demande qui n'a pu être satisfaite que par un recours aux centrales thermiques (gaz, charbon, etc.) et un record d'importations, selon RTE.

Sur l'ensemble du mois de janvier, la consommation de courant a progressé de 14,3% par rapport au même mois de 2016, avec un pic le 20 janvier à 94,2 gigawatts, le niveau "le plus élevé depuis 2012", a indiqué le gestionnaire du réseau électrique à haute tension dans son aperçu mensuel sur l'énergie électrique.  

La région Grand-Est plus économe. RTE remarque toutefois que "les régions qui ont connu la plus forte baisse de température, Grand-Est et Auvergne-Rhône-Alpes, ne sont pas celles où la consommation a le plus augmenté", y voyant la preuve que les appels aux gestes citoyens, largement diffusés dans les médias en janvier y ont été "plus observés" qu'ailleurs.

Avec la faible disponibilité exceptionnelle des réacteurs nucléaires et une production issue de l'atome en baisse de 2,6%, la production des centrales thermiques à combustible fossile, a elle aussi atteint un niveau record depuis 2012 à 8,3 térawattheures (TWh), en hausse de 71% par rapport à janvier 2016.

Un solde importateur record. Surtout, pour le deuxième mois consécutif, "le solde mensuel des échanges français est importateur (...) et établit un nouveau record avec 0,95 TWh d'énergie importée", constate RTE. Sur le plan des échanges physiques de courant (hors échanges commerciaux entre des opérateurs français et étrangers), "il s'agit du solde importateur le plus élevé depuis janvier 1980", note aussi le gestionnaire du réseau de transport. Au total, la production d'électricité s'est élevée à 57,1 TWh, contre 55,8 TWh un an plus tôt.

Le parc éolien a subi les mauvaises conditions de vent, avec une production en baisse de 29% et la production des barrages hydrauliques est aussi en repli de 8,1%, tandis qu'à l'inverse la production solaire a bondi de 38%.