EDF n'a "pas de problème" à l'EPR de Flamanville

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EDF n'a "pas de problème" à l'EPR de Flamanville
@ EUROPE 1
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NUCLEAIRE - Jean-Bernard Lévy, PDG du groupe EDF, est revenu sur les déboires de l'EPR, mardi matin sur Europe 1.

INTERVIEW

Malgré des problèmes à répétition, EDF assure que tout va bien du côté de l'EPR de Flamanville. "Nous allons démontrer qu’il n’y a pas de problème", a assuré le nouveau PDG d'EDFJean-Bernard Lévy, mardi matin sur Europe 1. Objectif : achever ce chantier en 2017. Une opération qui a un coût et constitue un argument de plus EDF, qui continue de militer pour une hausse des tarifs de l'électricité.

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EDF veut rassurer sur l'EPR. Après des problèmes de béton, des défauts de soudure, le recours à des travailleurs non déclarés, l'EPR de Flamanville a connu un nouveau contretemps fin avril : l'Autorité de Sûreté Nucléaire a lancé une alerte en estimant que la cuve du réacteur présentait des risques d'anomalie "sérieuse" dans sa conception. Pourtant, Jean-Bernard Lévy a assuré "qu’il n’y a pas de problème" et que le site de Flamanville ouvrirait en 2017.

Interrogé sur un probable nouveau retard de livraison de l'EPR, Jean-Bernard Lévy a écarté une telle hypothèse. "Nous pensons que non. Nous avons fait des calculs, nous allons faire des tests cet été et pensons qu’ils permettront de démonter qu’il n’y a pas de risque de sureté sur ces matériels. Qui, je le rappelle, ont été fabriqués à l’époque conformément aux normes, mais les normes ont changé", a-t-il souligné. Avant d'ajouter : "nous allons démontrer qu’il n’y a pas de problème".

L'électricien conserve donc l'objectif d'inaugurer cet EPR en 2017. "L’objectif d’ouverture, c’est évidemment le plus tôt possible. Le chantier a pris du retard, le monde entier regarde ce qui est en train de se passer sur Flamanville et nous espérons le faire le plus tôt possible. Je l’espère dès 2017", a assuré le PDG d'EDF.

Des hausses de tarifs inéluctables. Autre dossier chaud pour le PDG d'EDF : les tarifs, sur lesquels le gouvernement a son mot à dire et qui, s'oppose depuis plusieurs années aux hausses prévues. "Nous demandons des hausses régulières et modérées. Je souhaite que petit à petit les tarifs de l’électricité s’adaptent à nos coûts. La loi prévoit que nous soyons remboursés de nos coûts et il est aujourd’hui démontré que ce n’est pas le cas", a assuré Jean-Bernard Lévy, avant de préciser : "ces rattrapages doivent donc intervenir, au gouvernement d’en fixer le montant et le rythme. Par exemple une ou deux fois par an".

Et le PDG d'EDF de faire un parallèle : "un ménage français, s’il habite de l’autre côté de la frontière allemande, il paie 88% de plus ; 88% d’écart. Vous imaginez que par petits paquets, de 2 à 3%, on peut non pas rattraper les 88% mais permettre à EDF de financer les investissements dans le cadre de la transition énergétique".