Ecotaxe en région : une "bonne idée" selon Royal

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Ecotaxe en région : une "bonne idée" selon Royal
@ AFP/BERTRAND GUAY
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ELLE EST DE RETOUR - La ministre de l'Ecologie réfléchit finalement à instaurer une écotaxe régionale. 

Non, l'écotaxe n'est pas encore définitivement enterrée. Ségolène Royal a annoncé dimanche sur France 3 qu'elle allait examiner la possibilité pour certaines régions de mettre en place une taxe poids lourds.  "Je pense que c'est une bonne idée, non seulement pour la région Ile-de-France mais également pour d'autres régions, par exemple comme la région Alsace". Région Alsace qui subit "un détournement des camions" qui payent en Allemagne et pas en Alsace, a déclaré la ministre de l'Ecologie.

Aux régions d'en assumer le coût. La ministre était interpellée par la sénatrice UDI et conseillère régionale Ile-de-France, Chantal Jouanno, qui propose un moratoire sur le démantèlement des portiques écotaxe afin de mettre en place une taxe au niveau des régions.

Ségolène Royal a répondu qu'elle allait examiner cette proposition "dans le cadre de la loi de transition énergétique où (elle) donne aux collectivités territoriales une possibilité supplémentaire d'agir contre la pollution et de réglementer les circulations". "Il faudra que les élus régionaux assument leurs responsabilités (...) y compris financières", a-t-elle prévenu.

Est-ce encore possible ? Techniquement, une écotaxe régionale est encore envisageable. Il faut pour ça que les régions conservent les portiques sur leurs routes. Ces derniers servent en effet à vérifier que les camions sont bien équipés du boitier qui permet de calculer le montant de la taxe. Mais seront-ils encore debout ? L'Etat a lancé un appel d'offre en avril pour démonter ces portiques. Mais il laisse aux collectivités locales le soin de décider s'ils souhaitent ou non les enlever.

Il faut également que les régions se dotent des effectifs nécessaires à la collecte des recettes. Ecomouv', la société prévue au départ pour collecter la taxe au niveau, a en effet mis la clé sous la porte après l'abandon de la taxe au niveau national