Economies : moins de primes de naissance et de congés parentaux ?

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Economies : moins de primes de naissance et de congés parentaux ?
@ maxppp
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FINANCES - L’Etat, pour économiser 800 millions d’euros, a en ligne de mire le congé parental et la prime de naissance.

Les futurs parents et les familles vont devoir refaire leurs comptes. En effet, dans le cadre d’une économie de 50 milliards des dépenses de l’Etat, la branche famille de la Sécurité sociale doit faire un effort. Selon Les Echos, l’Etat se prépare à annoncer ce mois-ci un plan de 800 millions d’économies supplémentaires. 

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Congés parentaux moins longs. La première piste du gouvernement est d’aligner les congés parentaux du deuxième enfant sur ceux du premier. Jusqu’ici d’une durée maximum de trois ans, il passerait à un an. Economie espérée ? 300 à 400 millions d’euros. 

La loi sur l’égalité de Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre des Femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, permet déjà d’économiser 200 millions en abaissant le congé des mères de trois ans à deux ans et demi. Normalement prévue pour le 1er octobre 2014, elle sera peut-être finalement appliquée au printemps prochain pour y intégrer les nouvelles mesures d’économies.

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Primes à la naissance rabotées. Deuxième piste envisagée par le gouvernement : la prime à la naissance. Versée au 7ème mois de grossesse et d’un montant de 923 euros, elle concerne actuellement 85% des naissances et représente pour l’Etat un coût de 650 millions d’euros. 

Au lieu de baisser les plafonds de revenus y donnant droit (46.888 euros au 1er enfant et 53.984 euros au 2ème pour un couple à deux revenus), le gouvernement envisage plutôt de baisser le montant de la prime pour le 2ème enfant. L’Etat part du principe que les parents qui attendent un second enfant ont déjà le gros équipement nécessaire tel que la poussette, le lit, le siège auto …etc. Par conséquent, une prime de 923 euros ne se justifie plus.

Des économies qui se rajoutent à d’autres. Le gouvernement n’en est pas à son coup d’essai. Il avait déjà décidé de ne pas revaloriser les allocations familiales et les aides à la garde d’enfants jusqu’en octobre 2015. 

Le gouvernement a aussi réformé le quotient familial qui a touché 1,4 million de familles. Il permettait de déclarer des parts supplémentaires quand les enfants sont rattachés au foyer fiscal, ce qui réduisait le montant de leur impôt. 

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