Des téléphones reconditionnés pour "préserver la planète" et "rendre la technologie accessible"

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Benoît Varin a co-fondé une entreprise spécialisée dans le reconditionnement des téléphones portables. Chez Raphaëlle Duchemin sur Europe 1, il appelle à inverser "la tendance globale qui va nous pousser à consommer du neuf".

LA FRANCE BOUGE

"Distribuer des produits avec plus de sens pour préserver la planète et aussi rendre accessibles des bijoux technologiques." Voilà la promesse de "Recommerce", une entreprise spécialisée dans le reconditionnement de téléphones portables. Benoît Varin, co-fondateur de la société, a expliqué mercredi au micro de Raphaëlle Duchemin sur Europe 1, être parti du constat qu'il y a "énormément d’éléments électroniques qui sont stockés dans les tiroirs alors qu’on peut les reconditionner, les réparer".

Dans les faits, "Recommerce" permet aux particuliers de revendre leurs téléphones usagés. "On collecte plus de 100.000 produits par mois dans toute l’Europe", assure Benoît Varin. Ces produits sont ensuite remis à neuf et "proposés à la revente", sur le site Internet de la société ou dans un réseau de boutiques partenaires.

Inverser "la tendance globale qui va nous pousser à consommer du neuf"

La volonté première des fondateurs a été "de construire une entreprise qui avait du sens" mais également "de rendre la technologie accessible" : "Ça permet à des gens qui n’ont pas les moyens d’acheter du neuf d’acheter aussi des produits moins chers."

>> De 13h à 14h, La France bouge avec Raphaëlle Duchemin sur Europe 1. Retrouvez le replay de l’émission ici

"La tendance globale va nous pousser à consommer du neuf. (…) Il faut inverser cette tendance-là. (…) Il faut revenir sur une société de la réparation", estime Benoît Varin : "C’est un défi pour notre société, un défi générationnel de se dire : 'Arrêtons de consommer des produits qui ont fait quatre fois le tour de la planète, qui ont consommé des ressources primaires et qui vont produire entre 60 et 80 kg de CO2.'"

"Il faut construire une filière européenne de la réparation" 

Il se dit "persuadé qu’avec une filière industrielle électronique orientée réparation, on peut réparer des produits jusqu’à 10, 20, 30 ans" mais d'après lui, "c'est à l'échelle européenne qu'il faut construire une filière de la réparation".