Des factures EDF allégées par les grévistes

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Des factures EDF allégées par les grévistes
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INFO EUROPE 1. Les actions sauvages des salariés d'EDF se poursuivent. En lutte pour de meilleurs salaires, ils veulent aussi sensibiliser l’opinion publique plutôt que de se la mettre à dos. En région parisienne, les grévistes ont donc décidé non plus de couper le courant, mais de basculer les compteurs en tarif heures creuses. Autrement dit, ils devraient alléger les factures de dizaines ou de centaines de milliers d'abonnés.

Une facture EDF moins salée le mois prochain. C'est ce qui risque d'arriver à de nombreux Franciliens si les grévistes d'EDF mettent à exécution leur projet. Celui de faire passer en heures creuses les abonnées plutôt que d'avoir recours aux coupures sauvages sur les réseaux de gaz et l’électricité comme cela s'est produit ces derniers jours.

Les syndicats avaient déjà envisagé il y a quelques jours de nouveaux modes d’action, plus populaires dans l’opinion publique : des remises pour les foyers les plus démunis, des coupures ciblées sur les radars automatiques ou encore le passage aux tarifs de nuit pour les abonnés.

Les revendications restent les mêmes : augmentation des salaires et protestation contre la "privatisation rampante" des services publics. Pour cela, les cinq organisations syndicales de l’énergie ont dévoilé un calendrier précis, avec des temps forts : deux nouvelles journées d'action les 21 et 23 avril.

Les coupures sauvages ont été très critiquées, notamment après avoir touché un hôpital.Au total jeudi, 66.500 clients ont été privés d'alimentation électrique "à un moment ou un autre de la journée", pour une durée moyenne d'une heure environ. A l'origine de ces coupures, des salariés d'ErDF la filiale d'EDF en charge de la distribution d'électricité et de GrDf, la filiale de GDF-Suez en charge de la distribution de gaz. "Il s'agit d'actes isolés de malveillance commis par une minorité de personnes", a assuré une porte-parole d'ErDF.

François Fillon a lui parlé de "sabotage". Le ministre du Travail Brice Hortefeux a souligné que ces coupures ne pouvaient pas "être assimilées à l'exercice du droit de grève" et étaient passibles de "sanctions".