Des éleveurs en colère manifestent en tracteurs à Caen

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Des éleveurs en colère manifestent en tracteurs à Caen
@ CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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Plus de 150 tracteurs défilent pour protester contre la faiblesse des prix de leurs produits.

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"On est déjà 150 tracteurs et ça n'arrête pas d'arriver. C'est une des plus grosses mobilisations dans le Calvados de ces dernières années". Sébastien Debieu, secrétaire général de la FDSEA du Calvados, est content de son coup. Au lendemain de l’appel de François Hollande à la grande distribution, les éleveurs français, en colère contre la faiblesse des prix de leurs produits ont voulu marquer les esprits.

"Vous nous laissez mourir". Les manifestants, venus à bord d'environ 150 tracteurs et engins agricoles, dont les bennes étaient notamment remplies de fumier ou de gravats, se sont donné rendez-vous en début d'après-midi à Fontenay-le-Pesnel, à l'ouest de Caen. Ils prévoyaient par la suite de mener des actions dans la région de Caen. "Agriculteurs en colère", "Vous nous laissez mourir", "Le Foll t'es où ?" pouvait-on lire sur des banderoles accrochées aux tracteurs.

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"Il faut craindre le pire". "On veut que (le ministre de l'Agriculture, Ndlr) Le Foll vienne en préfecture, à Caen, pour qu'on trouve des solutions pour les trésoreries des exploitations", a-t-il ajouté. Cette manifestation "répond à une situation très tendue", a indiqué Jean-Yves Heurtin, président de la FDSEA du Calvados et lui-même éleveur de bovins. "La situation se dégrade de jour en jour", a-t-il ajouté. "On avait mis beaucoup d'espoir sur la table ronde du 17 juin", à l'issue de laquelle les acteurs de la filière (transformateurs, grande distribution) s'étaient engagés à augmenter les prix de la viande payée aux éleveurs.  "Mais ces acteurs ne respectent pas les accords", a-t-il ensuite regretté.

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Invité dimanche matin d’Europe 1, Jean-Pierre Fleury, président de la Fédération nationale bovine, n’a pas dit autre chose : "Comme personne ne tient sa parole, il ne faudra pas s’étonner des drames qui pourraient arriver. On en est les premiers désolés. Mais il faut craindre le pire." D’autres mobilisations sont donc à prévoir.

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