Des déceptions en Rafale

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Des déceptions en Rafale
@ MAXPPP
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ZOOM - Le groupe aéronautique Dassault n'a pas réussi à vendre son avion au Brésil et en Suisse.

Le Rafale va-t-il enfin réussir à s’exporter ? L’avionneur français Dassault a confirmé mardi avoir été sélectionné par l’Inde pour des "négociations exclusives" autour de la vente de 126 Rafale. Pour autant, la prudence, du côté de l’avionneur comme du côté du gouvernement, devrait rester de mise. Car le Rafale a essuyé des coups durs en série ces derniers mois. Et reste, pour l’instant, toujours invendu à l’étranger.

La Suisse choisit Saab

La dernière déception remonte au 30 novembre 2011. Après des mois de négociations, la Suisse décide de remplacer ses F5 Tiger obsolètes par… 22 avions de combat Gripen, du groupe suédois Saab, au grand dam du français Dassault.

Le Brésil revoit ses priorités

Au Brésil, l’achat du Rafale paraît de plus en plus incertain. Le groupe aéronautique et l’Etat français pensaient pourtant que ce contrat se signerait sans grande difficulté. En septembre 2009, le président brésilien de l'époque, Luiz Inacio Lula da Silva, et Nicolas Sarkozy annonçaient en grande pompe que le Brésil avait décidé de "mener des négociations exclusives" avec Dassault pour équiper son armée de chasseurs Rafale.

Quatre ans plus tard, les négociations sont reparties à zéro. La nouvelle présidente, Dilma Rousseff, avait annoncé, au lendemain de son élection, qu’elle réexaminerait toutes les offres. Aujourd'hui, l’achat de 36 avions de combat n’est plus considéré comme prioritaire, pour des raisons économiques. "Le volet financier et la propagation de la crise peuvent influer sur notre capacité d'achat", a déclaré, en décembre 2011, le ministre brésilien de la Défense Celso Amorim.

Les Emirats arabes Unis hésitent

Même chose aux Emirats arabes unis. Officiellement, la France, comme en Inde, est "dans une négociation finale" pour la vente de 60 Rafale, avec une probabilité "très forte" que le contrat soit conclu, selon les mots du ministre de la Défense, Gérard Longuet. Reste qu’en novembre dernier, Abu Dhabi avait jugé l'offre de Dassault "non compétitive et irréalisable".