Denis Baupin : "on ne peut pas dire" si Renault a fraudé

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AUTOMOBILE - Le député EELV de Paris, membre de la commission technique indépendante mise en place par le gouvernement pour faire des tests sur les véhicules, est revenu au micro d'Europe 1 sur les soupçons qui planent sur Renault.

INTERVIEW

Le constructeur français a subi plusieurs perquisitions des services de la répression des fraudes la semaine dernière. Mais Renault a-t-il fraudé pour faire croire qu'il respectait les normes antipollution ? "On ne peut pas le dire aujourd'hui", a répondu Denis Baupin au micro d'Europe 1 vendredi.

Des niveaux de pollution "supérieurs" chez Renault. Le député EELV est membre de la commission technique indépendante mise en place à la demande de la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, pour vérifier que les constructeurs automobiles français respectent bien les normes antipollution. Après le scandale Volkswagen, elle a été chargée d'instaurer "un protocole de mesures pour identifier les triches", a rappelé Denis Baupin. Et a repéré, chez les véhicules de Renault, des niveaux de pollution "supérieurs à ce qu'on peut constater pour d'autres constructeurs".

"Optimisation" lors des tests. Si la fraude n'est pas avérée, c'est parce que, contrairement au cas de Volkswagen, aucun "logiciel de fraude" n'a été détecté. En revanche, "tous les constructeurs disent qu'ils font de l'optimisation lors des tests", explique l'élu écologiste. Autrement dit, ces tests sont réalisés dans des conditions telles que les émissions de pollution seront les plus réduites possible. "Mais ce n'est pas représentatif par rapport aux conditions normales" d'utilisation des véhicules. 

Des tests incontestables. Pour Denis Baupin, les soupçons qui pèsent sur Renault mettent donc en lumière deux nécessités. La première, celle de "faire des tests incontestables". La seconde concerne le diesel. "Enormément de constructeurs n'arrivent pas à produire des véhicules diesel conformes aux normes de pollution", relève Denis Baupin. "Il faut se demander si l'on doit continuer à [en] produire."