Déficit public français 2017 : l'UE relève légèrement sa prévision à 3%

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Déficit public français 2017 : l'UE relève légèrement sa prévision à 3%
La France doit tenir son engagement de passer sont déficit public sous la barre des 3% autorisés par Bruxelles@ SISKA GREMMELPREZ / BELGA / AFP
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Une pression supplémentaire pour Emmanuel Macron qui était le seul des candidats à la présidentielle à s'être engagé à rester en 2017 dans "l'épure des 3%".

Bruxelles a très légèrement relevé jeudi sa prévision de déficit public de la France pour 2017 à 3% du Produit Intérieur Brut, soit le chiffre limite des règles européennes.

Macron déjà sous pression. Dans ses prévisions de février, la Commission européenne tablait sur 2,9% du PIB. Pour 2018, elle prévoit désormais un déficit public à 3,2% du PIB, contre 3,1% lors de sa précédente estimation. En 2016, la France affichait un déficit public de 3,4% du PIB, selon les dernières données publiées. Ces chiffres légèrement révisés à la hausse accroissent un peu la pression sur le nouveau président français élu Emmanuel Macron pour respecter les règles européennes.

"L'Europe va regarder Emmanuel Macron en lui demandant d'être sérieux sur les finances publiques et de tenir les engagements de la France", avait déjà averti mardi le Commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici. Emmanuel Macron était le seul des candidats à la présidentielle à s'être engagé à rester en 2017 dans "l'épure des 3%".

Un objectif atteint pour la dernière fois en 2007. La dernière fois que le déficit public français était sous la barre fatidique des 3% du PIB, respectant ainsi les règles européennes auxquelles les pays membres de la zone euro ont souscrit, remonte à 2007, c'est-à-dire avant la crise financière. Il s'était alors établi à 2,7% du PIB. Par deux fois, la France a bénéficié de délais de deux ans concédés par la Commission européenne pour revenir dans les clous : en 2013 - Pierre Moscovici était alors ministre français de l'Économie et des Finances - et en 2015.

Enfin, la Commission européenne ne change rien à ses anticipations de croissance pour la France (1,4% en 2017 puis 1,7% en 2018), dont l'économie continuerait d'évoluer à un rythme légèrement inférieur à celui de la zone euro.