Déficit budgétaire : la Cour des comptes salue des efforts

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Déficit budgétaire : la Cour des comptes salue des efforts
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Didier Migaud reconnaît les efforts budgétaires du gouvernement pour assainir les finances publiques. 

L'info. En ce début d'année, la Cour des comptes se veut constructive. Délaissant le registre de la remontrance, le premier président de la Cour des comptes Didier Migaud a ainsi reconnu jeudi les efforts budgétaires du gouvernement et appelé celui-ci à s'appuyer sur les recommandations de la Cour pour assainir les finances publiques. 

Dans son discours à l'audience solennelle de rentrée de la juridiction financière, l'ancien député socialiste a notamment applaudi l'engagement de François Hollande à réaliser 50 milliards d'économies d'ici 2017: "le premier réflexe pourrait être de considérer que c'est irréaliste et inaccessible, la Cour ne le pense pas", a-t-il dit.

La Sécu dans le viseur. "Des marges existent, elles sont importantes, le freinage de la dépense publique est possible", a encore assuré le premier président, abondant dans le sens du président de la République. "L'effort doit porter en absolue priorité sur les régimes de sécurité sociale", a-t-il insisté. La Sécurité sociale "doit en terminer avec les excès - nous les connaissons - et les abus", avait estimé François Hollande en présentant ses vœux aux Français le 31 décembre.
En septembre, la Cour des comptes a publié un rapport très critique sur le déficit de la Sécu, et détaillé des "gisements d'économies" dans la santé, notamment à l'hôpital. Mais, a insisté Didier Migaud, il ne s'agit pas de revenir à "la méthode du rabot", une allusion directe à la Révision générale des politiques publiques menée par la précédente majorité et dont la mesure emblématique consistait au non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux.

Plus évaluer les politiques publiques. Pour Didier Migaud, "il faut aujourd'hui se servir d'un autre moteur" : l'évaluation des politiques publiques qui est justement la mission de la Cour des comptes. A cet égard, il souhaite que "le Parlement et le gouvernement s'emparent de façon plus résolue et déterminée de la somme des travaux, constats et recommandations livrés par la Cour". "Ma conviction est que le redressement de nos finances publiques serait bien plus avancé si la Cour avait été plus écoutée au cours des dernières années", a conclu le haut fonctionnaire.