Ce mouvement coïncide avec une nouvelle journée de négociations entre direction et syndicats. Des salariés de l'équipe de nuit de l'usine Renault à Flins, dans les Yvelines, ont débrayé tôt mardi matin pour protester contre l'accord de compétitivité proposé par la direction, a-t-on appris de source syndicale.

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"La production est perturbée, la direction est très tendue et a annoncé des journées non-travaillées pour les jours prochains, pour démobiliser certains grévistes", a estimé Ali Kaya, délégué CGT. A Flins, deux autres débrayages, à 9H30 et 16H, sont prévus, tandis que des appels à la grève ont également été lancés pour mardi sur plusieurs sites, notamment à Cléon et au Mans.

"La vraie raison d'être de ce mouvement, c'est que si cet accord est signé, c'est la fermeture annoncée des usines", a prévenu Ali Kaya. "8.000 suppressions d'emploi, c'est environ 1.000 personnes de moins par site: comment faire tourner des usines avec 1.000 personnes en moins ?", a-t-il interrogé.