Davos espère reprendre ses habitudes

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Davos espère reprendre ses habitudes
@ Reuters
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Le 40e Forum économique mondial débute mercredi, avec un discours du président français.

"Repenser, remodeler, rebâtir". C’est le mot d’ordre du forum économique mondial de Davos, qui regroupe le gotha du capitalisme mondial. 2.500 patrons des plus grandes entreprises et quelques responsables politiques sont attendus.

Nicolas Sarkozy doit prononcer le discours d’ouverture mercredi après-midi. Le président français a choisi de s’exprimer sur "l'après-crise" et la "régulation de la finance mondiale" lors de son discours inaugural. Outre Nicolas Sarkozy, le forum accueillera le président brésilien Lula, le mexicain Felipe Calderon, le sud-africain Jacob Zuma et l’afghan Hamid Karzaï ainsi que le premier ministre espagnol Jose Luis Zapatero.

Une multitude de sujets de débat

Les participants sont invités à débattre de la reconstruction en Haïti, des pandémies, de la mondialisation, ou encore de la sécurité énergétique. Mais la régulation devrait être le thème imposé par les politiques, comme l’a déclaré le président brésilien Lula : "Le système financier ne peut plus être vu comme un modèle exemplaire, parce qu'il vient de provoquer la plus grave crise mondiale de ces dernières années par son irresponsabilité".

Plusieurs états, dont les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, refusent le retour aux mauvaises habitudes et veulent faire avancer la réforme du système financier mondial afin d'éviter une nouvelle crise bancaire. Un contrôle plus serré du secteur de la finance est envisagé.

La crainte d’une réforme du système financier

Une feuille de route que les grandes multinationales accueillent avec scepticisme. Si bien que l'"excès de régulation" est désormais la plus grande préoccupation des patrons, selon une étude publiée mardi par le cabinet PriceWater House Coopers. Ils sont 37% à se dire "très inquiets" à ce sujet contre 18% il y a un an, selon cette étude réalisée auprès de 1.198 chefs d'entreprise dans 52 pays.

Jacob Frenkel, le président de la banque américaine JP Morgan Chase International, a déclaré mercredi craindre un "interventionnisme excessif". Plusieurs intervenants sont allés jusqu'à parler de "populisme" au sujet des projets de régulation et de réduction de taille des banques, envisagés par plusieurs gouvernements occidentaux.