Davos 2014 : "la France n'est pas une cause perdue"

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Davos 2014 : "la France n'est pas une cause perdue"
@ EUROPE1/MARTIAL YOU
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DAVOS 2014, LE GRAND TÉMOIN - Croissance, gaz de schiste : le PDG d'Air Liquide Benoît Potier se veut "optimiste".

Réunion des grands chefs d'entreprise de la planète, le Forum économique mondial de Davos se tient dans la station suisse jusqu'au 25 janvier. Parmi les invités, le PDG d'Air Liquide Benoît Potier qu'Europe 1 a rencontré. Voici ses principales déclarations au micro de Martial You :

>> Davos 2014, c'est l'année de l’optimisme ?

"Je suis toujours optimiste. Est-ce que Davos est d'un optimisme retrouvé ? Probablement. Maintenant, la nature de cette croissance, en particulier dans l'industrie, est effectivement en train de changer. La grande question qui se pose à nous, c'est : 'est-ce que nous serons capable de créer un monde avec une industrie sophistiquée, avancée et avec suffisamment d'emplois ?'" "Nous avons fait beaucoup de choses. Mais nous avons aussi nos inquiétudes. Puisque quand on projette à 30 ans, on voit qu'on manquera d'ingénieurs en Europe alors que nous aurons beaucoup, beaucoup besoin de ces compétences".

>> Et pour la France ?

"La France n'est certainement pas une cause perdue. Il y a en France beaucoup de choses qui sont en train de changer. Ce n'est pas uniquement ce qu'il s'est passé depuis quinze jours ou trois semaines. Il y a eu toute une prise de conscience qui est bonne pour la France. Si nous arrivons à mettre en oeuvre ce qui est annoncé, on peut arriver à un gagnant-gagnant.

>> Où en est le dossier du gaz de schiste ?

"Le test est important, il faut savoir si on a les réserves ou si nous ne les avons pas. Si nous ne les avons pas, le problème est réglé. Si nous en avons, je crois qu'il faudrait qu'on puisse le savoir. Il faudrait aussi utiliser les technologies les moins dommageables pour l'environnement possibles." "On ne peut pas imposer des règles sur l'environnement indépendamment de l'industrie ou de l'énergie. Et il faut aussi réinjecter de la croissance. Il faut avoir des politiques qui sont plus globales, de façon à favoriser l'environnement pour le développement du business".