CSG : pas de hausse généralisée mais...

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CSG : pas de hausse généralisée mais...
Invité d'Europe 1 vendredi matin, Michel Sapin s'est dit contre la hausse générale de la CSg, mais prêt à des hausses pour certains secteurs sous-compétitifs
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Le ministre du Travail, Michel Sapin, préfèrerait des augmentations plus ciblées.

Augmentera ? Augmentera pas ? Depuis quelques jours, la question d’une hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) est sur toutes les lèvres. Pour le gouvernement, le sujet est pour le moins épineux. Invité d'Europe 1, Michel Sapin, l'a écartée "de manière généralisée". Ce qui n'exclut pas des hausses plus ciblées.

Quelques mois à peine après avoir supprimé la "TVA sociale" voulue par Nicolas Sarkozy, la hausse généralisée de cette taxe risquerait d’être très mal vécue par les Français. Jean-Marc Ayrault lui-même s’y est d’ailleurs refusé fin septembre, déclarant que "Nous n'augmenterons jamais la TVA ni la CSG pour combler les trous du budget de l’État."

"Pas de manière généralisée"

Vendredi matin, le ministre du Travail Michel Sapin a lui aussi récusé l’idée d’une augmentation généralisée de cette contribution. "Non, on n’augmentera pas la CSG de manière généralisée", a-t-il déclaré sur Europe 1. "Si on prend la question comme ça, le Français se dit 'On veut encore me matraquer pour boucher un trou' ".

"Il ne s’agit pas de boucher un trou, ces trous qui nous ont été laissés à des niveaux incroyables", a déclaré Michel Sapin :

Une hausse ciblée pour mieux lutter à l'international

Ce qui ne veut pas dire pour autant que la piste d’une hausse de la CSG est totalement écartée. Simplement, au lieu de l’appliquer à toutes les entreprises, le gouvernement pourrait choisir de viser certains secteurs spécifiques. Michel Sapin le reconnaît lui-même : "ce n’est pas toute la France qui est sous-compétitive, c’est une partie, celle qui est dans la compétition internationale. Donc regardons avec ces entreprises comment faire en sorte qu’on soit meilleurs sur les marchés internationaux, qu’on tienne mieux le coup par rapport aux importations". Le ministre du travail en donne d’ailleurs deux exemples : "Prenez PSA ou Renault, (…) c’est à celles-là qu’il faut apporter une réponse."