Croissance : il y aura bien une (petite) reprise en 2014

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Croissance : il y aura bien une (petite) reprise en 2014
Selon l'Insee, le PIB de la France augmenterait de 0,2% au premier trimestre 2014 et de 0,2% au deuxième. L'exécutif prévoit +0,9% sur l'ensemble de l'année.@ REUTERS
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PRÉVISIONS - L'Insee prévoit une faible croissance au deux premiers trimestres, notamment grâce aux exportations.

Une reprise "poussive".  L'économie française est dans une phase de reprise… mais il s'agit d'une reprise "poussive". C'est ainsi que l'Insee qualifie le retour de la croissance en 2014, pour sa première prévision concernant l'année prochaine. Selon l'Institut de statistiques, le PIB de la France augmenterait de 0,2% au premier trimestre 2014 et de 0,2% au suivant.

Des chiffres décevants par rapport à ceux du dernier trimestre de 2013 (+0,4%) mais qui signent un retour durable de la croissance, après la récession de 2013. Pour l'ensemble de 2014 le gouvernement prévoit, lui, une croissance de 0,9%.

Les moteurs de la croissance chamboulés. Au delà des prévisions générales, ce qui frappe, c'est le rôle respectif que jouent les trois moteurs habituels de la croissance. Longtemps, le PIB en France a été tiré par la consommation des ménages. Mais cette fois-ci, à en croire l'Insee, ce ne sera pas le cas. "Dans notre scenario, le premier moteur de la reprise serait les exportations. Et cela s'explique par une reprise envisagée en zone euro", explique au micro d'Europe 1 Cédric Audenis, chef du département de la conjoncture de l'institut de statistiques.

"En revanche, la consommation des ménages progresserait faiblement en 2014 parce que le pouvoir d'achat manquerait d'impulsion. Et l'investissement des entreprises repartirait, mais il ne serait pas non plus moteur", poursuit l'expert.

Quid de l'emploi ? Quant au taux de chômage (qui est actuellement à 10,9%), l'Insee le voit progresser très légèrement : on arriverait à 11% l'été prochain. L'Insee ne voit donc pas une inversion de la courbe du chômage au cours des 6 mois à venir, comme Jean-Marc Ayrault, mais simplement une quasi-stabilisation.