Croissance : Bruxelles mise sur 1% en 2014 en France

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Croissance : Bruxelles mise sur 1% en 2014 en France
La Commission européenne a Bruxelles est optimiste concernant la croissance française.@ MAXPPP
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La Commission européenne estime également que l'Hexagone aura du mal à maintenir son déficit en deçà de 3%.

Le déficit public de la France va encore s'aggraver en 2014 et 2015, restant largement au-dessus de la barre des 3% en-deçà de laquelle Paris s'était engagé à repasser, selon les prévisions économiques de la Commission européenne publiées mardi. La France verra son déficit public grimper à 4% du Produit intérieur brut cette année et rester à 3,9% en 2015, selon Bruxelles. Dans les dernières prévisions à l'automne, les chiffres étaient de -3,8% et -3,7%.

Bercy droit dans ses bottes. La France se "tient" à sa "trajectoire" de réduction de son déficit public, a réagi Pierre Moscovici à la publication des chiffres de la Commission européenne. "La France a une trajectoire de finances publiques qu'elle a présentée à la Commission européenne et elle s'y tient", a déclaré le ministre de l'Economie devant la presse, sans citer de chiffre. Le gouvernement français avait assuré à Bruxelles que le déficit public serait ramené à 2,8% du PIB d'ici 2015 avec un déficit de 3,6% en 2014, au prix de considérables réductions de dépenses.

Retour de l'activité. La croissance, très modeste l'an dernier, reprendra un peu de vigueur cette année, à 1%, et surtout en 2015, à 1,7%, en ligne avec celle de la zone euro. Pour la Commission, la croissance sera alimentée par une "timide reprise de la demande intérieure, sur fond d'amélioration de la confiance". "L'activité devrait ralentir au premier trimestre 2014, avant de repartir à la hausse, stimulée d'abord par une demande externe plus forte, relayée ensuite par la consommation des ménages", ajoute-t-elle.

Un chômage qui reste élevé. Mais sur le front de l'emploi, elle ne prévoit pas "un impact éventuel de la récente réforme du marché du travail avant 2015". Elle s'attend en outre à ce que la France conserve un taux de chômage élevé dans les années qui suivent. La Commission décerne néanmoins un prix de bonne volonté au Pacte de responsabilité annoncé en janvier par le président François Hollande et qui doit permettre de baisser les cotisations patronales de 30 milliards d'euros en échange de créations d'emplois.

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