Crise de l’euro : l’UE renforce la riposte

  • A
  • A
Crise de l’euro : l’UE renforce la riposte
@ REUTERS
Partagez sur :

Le président de la Commission veut que l’Europe s'équipe d'outils de lutte contre la crise.

Face à une crise de la dette qui persiste et malmène la zone euro, l’UE souhaite passer à la vitesse supérieure. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a multiplié les annonces mercredi pour que l’UE se dote de meilleurs outils pour affronter la crise. Europe1.fr vous liste les principales annonces.

Renforcer le fonds commun

José Manuel Barroso a jugé nécessaire de "maximiser" le Fond européen de stabilité financière (FESF), la cagnotte commune qui permet aux Etats en difficulté de ne pas passer par les marchés pour emprunter de l’argent.

Il souhaite même que l’UE anticipe la suite en s’attelant déjà à la mise en place du successeur du FESF, le Mécanisme européen de stabilité financière (MES), doté de 500 milliards d'euros de capacité de prêts, contre 440 milliards pour le FESF.

Des euro-bonds dès 2012

La Commission européenne présentera d'ici fin 2011 la création d’euro-bonds, ou euro-obligation. Ce nouvel outil doit permettre d’emprunter de l’argent sur les marchés au nom de la zone euro, et non d’un seul pays.

Recapitaliser les banques rapidement

Les banques, qui ont prêté des sommes importantes aux pays européens, sont désormais malmenées par les marchés, qui les soupçonnent d’être plus fragiles qu’elles ne le prétendent. José Manuel Barroso a donc estimé qu’il faut "urgemment recapitaliser" les banques. En clair, leur apporter de nouveaux fonds qui pourraient être publics si les investisseurs privés ne se montrent pas intéressés.

Autre mesure pour rendre les banques plus solides, relever à nouveau le niveau minimum de fonds propres : pour 100 euros prêtés, elles devraient disposer dès 2013 de 9 euros de garantie, et non plus de 7 euros, comme cela est déjà prévu pour 2019. La Commission envisage à la fois d'anticiper cette mesure et d'augmenter le taux de fonds propres. Si les banques refusent de jouer le jeu, la Commission propose de leur interdire le versement de bonus et de dividendes.