Copenhague : ces mots qui parlent des maux

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Copenhague : ces mots qui parlent des maux
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EXCLUSIF - A partir de 100 mots, les Français ont identifié menaces, défis, solutions et acteurs du changement climatique.

Le sommet de Copenhague sur le changement climatique, qui aura lieu du 7 au 18 décembre prochain, approche à grands pas. Qu’attendent les Français de ce sommet ? C’est ce qu’ont voulu savoir Les ateliers de la Terre qui ont, via l’institut Médiascopie, proposé à un panel représentatif les "100 mots de Copenhague et du changement climatique", à classer selon deux critères. L’appréhension d’abord –"ce mot m’inquiète", "ce mot me rassure"- : l’importance ensuite –"primordial" ou "secondaire". Les résultats de cette étude seront présentés par Jean-Louis Borloo mercredi à 11h30. Europe 1 vous les présente en exclusivité.

L’étude permet d’abord de désigner les menaces aux yeux des Français. Les mots qui les désignent se classent en deux catégories : ceux de la catastrophe climatique en elle-même, jugés à la fois primordiaux et les plus inquiétants (réchauffement climatique, fonte de la banquise, déforestation, dégradation des sols). La deuxième catégorie est celle des responsables de ce changement : la pollution industrielle (industrie chimique et compagnies pétrolières en particulier), et l’agriculture intensive. (utilisation de pesticides, OGM, etc.)

Les défis sont, pour les Français, au nombre de quatre : la protection de l’environnement (protection des mers et océans, préservation de la biodiversité…), le passage à l’agriculture verte (l'agriculture biologique est ainsi la mieux notée), l’espoir que suscitent les énergies nouvelles (l’éolien, le photovoltaïque, le géothermique, l’hydroélectrique), et le choix de la croissance verte. A noter que le nucléaire est dans l’ensemble assez mal considéré, notamment à cause de ce que le rapport de l’étude qualifie de "boulet" : la gestion des déchets nucléaires.

Face aux défis, quatre solutions sont privilégiées : la fiscalité écologique, d’abord, avec une tendance claire : un refus de la taxe carbone. Le principe pollueur-payeur et la taxation des entreprises polluantes sont en revanche plébiscités. La coopération mondiale ensuite, avec la mise en place de structures, comme une Organisation Mondiale de l’Environnement et la création d’un Fonds vert mondial, avec des objectifs clairs et chiffrés. Des solutions concrètes sont également évoquées, comme la voiture électrique et les maisons vertes. Enfin, les Français estiment qu’une mobilisation à tous les niveaux est primordiale. "C’est tous ensemble que nos concitoyens conçoivent une lutte efficace contre le changement climatique", peut-on lire dans le rapport.

Enfin, l’enquête permet de connaître les acteurs qui sont "jugés les plus crédibles pour affronter les enjeux du changement climatique". Au bas de l’échelle, Vladmir Poutine et les banquiers font figure de "repoussoir". Les dirigeants politiques ne rassurent pas. Les industriels non plus. A l’inverse, les acteurs les plus crédibles sont les écologistes. Et Barack Obama, qui continue de jouir d’une grande cote de popularité dans l’Hexagone, alors même que les Etats-Unis inquiètent largement.

> Téléchargez le rapport de Médiascopie et des Ateliers de la Terre

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