Contrôleurs aériens : le préavis de grève du 3 au 5 juin levé

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Contrôleurs aériens : le préavis de grève du 3 au 5 juin levé
@ ERIC FEFERBERG / AFP
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Deux syndicats de contrôleurs aériens lèvent le préavis de grève du 3 au 5 juin, annonce le ministre des Transports.

Le SNCTA et l'Unsa, respectivement premier et troisième syndicat de contrôleurs aériens, ont levé mercredi soir leurs préavis de grève de vendredi à dimanche, a annoncé le Secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, selon qui le trafic sera "quasi normal" à ces dates. Dans un communiqué, il indique avoir signé dans la soirée "un accord" avec ces organisations représentant à elles deux près de 70% des voix des 4.000 aiguilleurs du ciel.

Compenser la charge de travail supplémentaire. Face à l'augmentation du trafic, cet accord "prévoit qu'il n'y aura pas de baisse d'effectifs chez les contrôleurs aériens", précise son cabinet. "Il prévoit également une réorganisation du travail permettant aux contrôleurs amenés à travailler davantage d'obtenir des compensations financières", ajoute-t-on, précisant que ces mesures ne seront pas financées sur argent public, mais grâce aux recettes croissantes issues du trafic aérien et acquittées par les compagnies

De nouvelles suppressions d'emplois ? L'Usac-CGT, premier syndicat à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), tous personnels confondus, a pour sa part indiqué maintenir son préavis "dans l'attente de confirmations de la direction sur les évolutions d'effectifs". Tous les syndicats représentatifs de la DGAC avaient déposé un préavis du 3 au 5 juin pour demander l'arrêt des baisses d'effectifs et renégocier un cadre social et indemnitaire favorable. Selon les syndicats, la DGAC avait confirmé mardi qu'elle supprimerait encore 116 emplois en 2016 puis 50 par an de 2017 à 2019, soit environ 255 suppressions de postes, tous postes confondus (aiguilleurs, administratifs, ouvriers...).

Prime. À la revendication d'une stabilisation des effectifs, le SNCTA (49,8%) avait ajouté la demande d'une prime "significative", en compensation des rythmes de travail plus flexibles expérimentés depuis quelques mois, synonymes de "plus de contraintes, des restrictions de congés d'été et plus de travail le week-end". Lors de la première phase d'expérimentation de la nouvelle organisation, les contrôleurs avaient obtenu l'été dernier une prime de 250 euros par mois et levé in extremis leur menace de grève.