Continental : réunion tripartite à Bercy le 29 avril

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Continental : réunion tripartite à Bercy le 29 avril
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Une réunion tripartite sur l'avenir de la société aura lieu le 29 avril à Bercy. François Fillon a qualifié mercredi d'"inacceptables" les violences commises par des salariés de Continental, assurant qu'elles donneront lieu à "des poursuites judiciaires".

Une médiation tripartite sur l'avenir de Continental entre les salariés, la direction et le gouvernement se tiendra à Bercy le 29 avril."Nous sommes favorables à tout ce qui peut encourager le dialogue", a réagi François Gérard, président de Continental France, interrogé ensuite sur l'opportunité de l'intervention de l'Etat. Il a dit compter sur cette réunion "pour rappeler le rôle et les devoirs de chacun, rappeler chacun à ses responsabilités".

L'annonce de cette réunion a été saluée par les organisations syndicales selon lesquelles ce sera la première fois que syndicats, direction, Etat discuteront ensemble depuis le début du conflit. "Aujourd'hui, c'est clair, c'est à l'Etat de venir à notre secours", a estimé Antonio da Costa, secrétaire CFTC du CE de Clairoix, à l'issue du CCE. Les salariés ont décidé de se rendre à Hanovre en Allemagne où sont prévues jeudi une assemblée générale des actionnaires du groupe et une manifestation des salariés français et allemands.

Mercredi matin, François Fillon a été ferme : les fauteurs de troubles qui ont saccagé mardi la sous-préfecture de Compiègne dans l'Oise seront poursuivis. "Ce qui s'est passé hier, ce sont des violences qui ne sont pas acceptables, mais en même temps ce sont des violences qui sont le fait d'une petite minorité de salariés et qui ne doivent pas attirer toute l'attention", a-t-il indiqué sur France Inter.

Mardi, 250 à 300 salariés de l'usine Continental de Clairoix dans l'Oise, ont saccagé "en moins de dix minutes" une partie de la sous-préfecture de Compiègne. Une opération menée en réaction à la décision du tribunal de Sarreguemines qui a débouté les salariés "sur tous les points", dans leur demande de suspension ou d'annulation de la procédure de fermeture du site. L'équipementier allemand a annoncé le 11 mars la fermeture du site où sont employées 1.120 personnes.

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