"Aujourd'hui, les principales préoccupations des gens sont liées à la retraite"

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Pour faire face aux événements de la vie, il peut être utile de se tourner vers un coach patrimonial. Et nul besoin d'être riche.

INTERVIEW

Fiscalité, retraite, dépendance... Pour toutes ces questions d'ordre patrimonial, il est possible de faire appel à un coach. Paul Younes, directeur général de l'Union Financière de France et auteur de l'ouvrage Coach Patrimonial, donne quelques pistes sur Europe 1 "pour prendre les bonnes décisions". Nul besoin d'être très fortuné pour faire appel à un coach patrimonial. "Le métier s'adressait au départ aux grandes fortunes mais ce n'est plus la réalité", lance le spécialiste, qui se place "à l'intersection entre le notaire, l'assureur et le banquier".

Objectif personnalisation. "Dès que l'on a 200 euros d'épargne par mois, on peut faire appel" à un coach patrimonial. "On ne parle pas de placements mais d'abord des clients, de projets." Objectif numéro 1 : la personnalisation. Viennent ensuite "les solutions d'investissement qui sont multiples", en fonction du régime matrimonial, de la présence d'enfants ou non. "Aujourd'hui, les principales préoccupations des gens sont liées à la retraite. Et les problèmes les plus complexes à traiter sont liés au décès."

Une approche différente à 25 ou 50 ans. "La législation et la fiscalité sont complexes", un autre argument selon le coach pour se faire aider. "Nous aurons plus de travail à faire quand il y aura déjà un patrimoine constitué. Avec un client de 50, 60 ans, il y a beaucoup de travail parce qu'il va être confronté à toutes les problématiques : études des enfants, soutien aux parents, problèmes de retraites. Pour un jeune qui vient de s'installer en couple et d'avoir un enfant, le premier conseil que l'on va donner, ce n'est pas d'effectuer un placement mais d'être prévoyant pour prémunir son enfant contre une éventuelle disparition prématurée."

Pas d'honoraires mais des commissions. Un des profils type est un client de 55 ans avec des revenus confortables, qui n'a ni épargné ni acheté de bien et qui va se retrouver à la retraite avec des baisses de revenus. "C'est anxiogène de penser à l'avenir. Les gens n'ont pas envie de se projeter car se projeter, c'est vieillir. Mais on peut faire face aux impacts des événements." Prévoir... mais à quel coût ? Pas de paiement en honoraires. "Nous sommes commissionnés sur les solutions d'investissement que l'on propose. Donc on peut avoir plusieurs rendez-vous sans rien toucher. Si le client est convaincu de notre approche, il va investir. Notre intérêt est de garder un client. Plus il reste, plus il va confier un patrimoine qui va grossir et nous mettre en contact avec d'autres clients." Exemple concret pour un produit d'assurance-vie : les droits d'entrée oscilleront entre 1 à 3%, auxquels il faudra ajouter 1 à 2% de rémunération sur la durée du contrat.