Christian Noyer appelle à "soutenir à fond" Valls et Macron

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Celui qui est gouverneur de la Banque de France pour encore deux jours était jeudi invité d'Europe 1.

Il a connu deux présidents de la République, cinq premiers ministres, neuf ministres de l'Economie et des Finances et deux présidents de la BCE. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France (BdF) depuis 2003 et jusqu'à dimanche prochain, était jeudi l'invité d'Europe 1. Il est revenu sur ce long mandat, à la tête d'une institution où il faut "du sang froid" et être "proche des problèmes de la société". Et a reconnu certaines erreurs de vue, notamment sur la crise.

"On ne voyait rien venir". "Entre 2003 et 2006, c'était une époque de bonne croissance, c'était assez facile. On ne voyait rien venir. On voyait un peu d'exubérance des marchés mais la crise de 2007 a été un coup de tonnerre dans un ciel bleu", reconnait Christian Noyer. Le Gouverneur de la Banque de France concède également une "peur", celle de devoir trouver des "milliards d'euros" après l'affaire Kerviel, pour éviter un effondrement de la Société générale. 


De combien de réserves dispose la Banque de France ? Selon Christian Noyer, les coffres contiennent 2.300 tonnes d'or et encore "beaucoup plus de réserves de change", "des milliards de dollars et d'autres devises". "On peut être tranquille pour un moment", assure le futur ex-gouverneur. 


Valls, Macron, "les soutenir à fond". Côté présent, Christian Noyer se montre plutôt optimiste : "on est en train de sortir de la crise. Elle est finie dans l'ensemble du monde mais il faut encore en réparer les effets". Selon lui, il faut "accélérer les réformes". "Il ne faut pas se croiser les bras. Il faut une croissance hardie des réformes", poursuit l'économiste, qui estime qu'il faut "soutenir à fond" Manuel Valls et Emmanuel Macron, notamment sur la réforme du marché du travail. Objectif atteignable selon lui : faire baisser le chômage de 10% à 7%. Et de citer Che Guevara : "sur une bicyclette, si on avance pas on tombe". 

Christian Noyer se prononce aussi pour une réforme du livret A. D'après lui, le gouvernement ne doit pas avoir le dernier mot. "Ça n'a aucun sens. On a voulu une politique monétaire indépendante et on ne laisse pas la BdF ou la BCE décider". 

>> Retrouvez l'intégralité de cet entretien en vidéo :


Noyer : "L'économie mondiale va mieux"par Europe1fr