Chômage : Fillon optimiste malgré tout

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Chômage : Fillon optimiste malgré tout
Le Premier ministre assure que le chômage baissera en 2011.@ Reuters
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Le Premier ministre se dit persuadé que le nombre de personnes sans emploi va baisser en 2011.

Malgré les mauvais chiffres du chômage publiés mercredi, François Fillon ne perd pas espoir. "Si on n'a pas d'accident en terme de crise de la dette souveraine, l'année 2011 sera une année de reprise économique (...). Je suis convaincu qu'en 2011 on fera reculer le chômage grâce à une croissance économique forte et aux mesures que nous avons prises", a assuré le Premier ministre jeudi, lors d’un déplacement au siège de Microsoft, à Issy-les-Moulineaux.

"Replacer ces chiffres dans une perspective"

Un optimisme assumé alors que le chômage en France est à son niveau le plus élevé depuis plus de 10 ans. Et le mois de décembre a été marqué par un net rebond du nombre de demandeurs d'emplois, avec 27.100 personnes en plus inscrites dans la catégorie A, soit une hausse de 1% sur un mois et de 3% sur un an.

Selon François Fillon, ces chiffres ne sont que la conséquence de la crise économique : "Les chiffres du chômage pour décembre, qui sont mauvais, montrent que la crise économique a encore des effets profonds sur les économies européennes", a-t-il estimé. "Il faut replacer ces chiffres du chômage dans une perspective", a rappelé le locataire de Matignon.

"Il n’y a pas de remède miracle"

"Le plus important en matière d'emploi, c'est de continuer à améliorer la compétitivité de l'économie française", a préconisé François Fillon, avant d’expliquer qu’il n’y avait "pas d'autre solution. Il n'y a pas de remède miracle pour créer de l'emploi".

Alors que le chômage est la préoccupation majeure des Français, François Fillon refuse en tout cas d’y voir un éventuel enjeu électoral en vue de 2012 : "ce n'est pas la présidentielle qui se joue sur la question de l'emploi, c'est l'avenir de notre pays".

Lors de ses vœux à la presse, Martine Aubry avait interpellé Nicolas Sarkozy sur le sujet, lui demandant "des mesures immédiates". "M. le Président, en cette année qui vous voulez utile, vous avez une priorité, 'l'emploi, l'emploi, l'emploi'. Il devrait vous occuper matin, midi, et soir", avait lancé la première secrétaire du PS. Et d'ajouter : "Sarkozy, c’est moins de travail, moins de salaire, plus de stress, plus de précarité".