Ces régions où les licenciements s'accumulent

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Ces régions où les licenciements s'accumulent
Reportés à cause des échéances électorales du printemps, de nombreux plans sociaux ont été annoncés cet été et vont se faire sentir à l'automne.@ REUTERS
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ZOOM - Croissance en berne, licenciements repoussés par la présidentielle : les annonces pleuvent.

Avec une croissance prévue de 0,4% en 2012 et un contexte électoral qui a différé plusieurs plans sociaux, la deuxième moitié de l’année s’annonce difficile sur le front de l’emploi. PSA, Air France, Doux : plusieurs vagues de licenciements sont déjà en cours, sans oublier les entreprises où les salariés craignent le pire, à l’image de Castorama. Europe1.fr fait le tour de France des plans sociaux dans cet article régulièrement mis à jour.

A L’ÉCHELLE NATIONALE

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© MAXPPP

>> Les plans déjà actés

• PSA : 8.000 emplois. Le constructeur automobile a annoncé la fermeture en 2014 de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, soit 3.000 emplois. Le site de Rennes va perdre 1.400 emplois, tandis que 3.6000 "emplois de structure" seront également supprimés.
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Carrefour : de 500 à 600 emplois. Lancé dans le vaste plan de redressement, le distributeur va supprimer entre 500 et 600 postes dans ses différents sièges et ses fonctions support en France.
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• Air France : 5.122 emplois. La direction a initié le plan Transform 2015 pour redevenir rentable et espère ne procéder qu’à des non-remplacements. La compagnie aérienne réduit aussi la voilure de ses filiales régionales Régional, Brit Air et Airlinair en supprimant 64 postes, surtout des pilotes.
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Lafarge : 187 emplois. Malmené par le ralentissement de la croissance mondiale, le géant du ciment regroupe tous ses sièges français et supprime des emplois administratifs.
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Air Méditerranée : 61 emplois. La compagnie aérienne prévoyait 85 licenciements avant de ramener le chiffre à 61 grâce à des concessions des syndicats de navigants.
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• Sanofi-Aventis : entre 1.200 et 2.500 emplois. Le laboratoire pharmaceutique a lancé un vaste plan d'économies qui pourrait se traduire par de nombreuses suppressions de postes. Des annonces de la direction sont attendues fin septembre.
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• BTP : environ 6.000 emplois. Le secteur des travaux publics en France va supprimer "au moins 6.000 emplois permanents en 2012", a prévenu la Fédération nationale des travaux publics (FNTP).

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Castorama : 1.167 emplois. Ce sont les syndicats qui avancent ce chiffre après s’être procuré un document interne dans lequel la direction du groupe d’ameublement prévoirait un tel "dégraissage " d’ici 2015. La direction a démenti l’information.
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Fnac : 310 emplois. La chaîne de magasins a lancé un plan de sauvegarde de l'emploi synonyme de 310 licenciements mais ce dernier reste contesté devant la justice.
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Conforama : 288 emplois. L'enseigne d'ameublement veut supprimer 288 postes dans son service après-vente, avec la promesse de reclassements. Ce plan est contesté devant la justice.
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Laboratoire Lundbeck : 200 emplois. Les salariés du laboratoire pharmaceutique danois craignent 200 licenciements en France cet été, alors que le groupe danois a annoncé son intention de supprimer 600 postes en Europe.
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Leader Price : 87 emplois. La chaîne de discount veut fermer dix magasins et supprimer 87 emplois mais la justice a annulé ses plans. Leader Price a néanmoins fait appel.
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• Alcatel-Lucent : combien d'emplois. En train mauvaise santé, l'équipementier électronique envisage 5.000 suppressions de postes, mais n'a donné aucun chiffre pour la France.
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RÉGION PARISIENNE

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© REUTERS

>> Les plans déjà actés

Hôtel Ritz : 470 emplois. L’hôtel de luxe, propriété du milliardaire égyptien Mohammed Al Fayed, ferme ses portes cet été pour 27 mois de travaux. Résultat : 470 licenciements contestés par les syndicats. La justice doit trancher le 11 septembre 2012.
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Renault : 300 emplois. Le groupe automobile prévoit de supprimer 300 postes sur les deux prochaines années sur son site de Flins dans les Yvelines, le tout par le biais de départs en retraite anticipés et de départs volontaires.
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CENTRE, VALLÉE DU RHÔNE ET PACA

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© CHOMARAT

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• Hewlett-Packard : 520 emplois. Le géant de l'informatique, qui possède un important site à Grenoble, continue de réduire ses effectifs. La direction a cependant prévu de ne recourir qu'aux départs volontaires et aux plans de préretraite, excluant pour l'instant tout licenciement sec.
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Chomarat : 182 emplois. L'entreprise ardéchoise Chomarat, spécialisée dans le textile, va licencier 182 personnes après une première vague concernant 122 emplois.
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Aoste : 80 emplois. L'usine de salaison du groupe de charcuterie, située à Boffres, doit fermer avec 80 licenciements à la clef. Le site travaillait pour Aoste, Justin Bridou, Cochonou, Jean Caby ou encore Weight Watchers.
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Expanscience : 119 emplois. Les laboratoires Expanscience, fabricants des produits Mustela, ont initié un vaste plan de réorganisation qui prévoit 119 suppressions de postes surun effectif de 724 salariés.
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SUD OUEST

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• Freescale : 397 emplois. Le fabricant américain de semi-conducteurs Freescale avait annoncé en avril 2009 la fermeture de son atelier toulousain de fabrication de galettes de silicium et le licenciement des salariés, au nombre de 821 à l'époque.
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Pilpa SAS : 124 emplois. La direction de Pilpa SAS, filiale du groupe américain R&R spécialiste de la production de glaces et crèmes glacées, a annoncé un projet de fermeture de son usine de Carcassonne dans l'Aude, qui emploie 124 personnes.

• Motorola : 300 emplois. Motorola Mobility France attend des détails de sa direction américaine pour savoir si ses deux sites, qui salarient environ 300 personnes dans l'Hexagone, sont concernés par le plan de suppression de 4.000 emplois dans le monde.
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LE GRAND OUEST ET LA CÔTE ATLANTIQUE

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>> Les plans déjà actés

Euralis : 110 emplois. La coopérative agroalimentaire supprime 110 postes au sein de son pôle alimentaire qui concentre les activités foie gras et traiteur, sans compter de nombreux reclassements internes.
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Cofinoga : 433 suppressions. La société de crédit de consommation a vu son activité chuter avec la crise. Résultat, 433 licenciements, les trois quarts à Mérignac.
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• Honeywell : 325 suppressions. Le sous-traitant automobile fermera ses portes le 30 juin 2013, le plan de sauvegarde de l'emploi concerne les 325 salariés.
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AORF : 350 suppressions. Cette société, qui fabrique et entretient des wagons de fret, affiche un passif de 6,5 millions d'euros. Elle a été placé en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce d'Orléans.

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• Doux : 1.700 emplois. Croulant sous les dettes, le groupe volailler devrait être démantelé, mettant en danger 1.700 emplois répartis sur une dizaine d'usines implantées dans l'Ouest, le Nord et le Centre.
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• Petroplus : 480 emplois. La raffinerie de Petit-Couronne attend un repreneur dans un contexte marqué par une surcapacité du raffinage en Europe.
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• Fram : 300 à 350 emplois. En difficulté depuis plusieurs années, le voyagiste pourrait supprimer entre 300 et 350 emplois, principalement dans la région de Toulouse.
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Technicolor : 350 emplois. L'usine de matériel informatique est en redressement judiciaire depuis le 1er juin mais aucun repreneur ne s'est manifesté.
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• XiloFrance : 65 emplois. En redressement judiciaire depuis l'été 2011, cette entreprise de fabrication de contreplaqué risque de fermer si aucun repreneur ne se manifeste.

NORD et NORD-EST

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• Jet Aviation : 190 emplois. La société de maintenance aéronautique veut supprimer 190 postes sur son site de l'aéroport de Bâle-Mulhouse. La direction prévoyait même 250 suppressions de postes mais ce chiffre a été revu à la baisse grâce à des mesures de chômage technique et une réorganisation interne.
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• Lohr Industrie : 930 emplois. Le fabriquant alsacien de systèmes de transports va être racheté par Alstom avec l'aide du Fonds stratégique de l'investissement. Si Alstom promet de reprendre 200 salariés, l'avenir des autres emplois reste incertain, même si le ministre Arnaud Montebourg a promis de "consolider plusieurs centaines d'emplois".
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• TRW et Cimest : 413 emplois. Ces deux sous-traitants de l'industrie automobile situés dans la même vallée des Vosges risquent la cessation de paiement. TWR a été placé en redressement judiciaire fin août, aucun repreneur ne s'est manifesté.

• Visteon : 99 emplois. L'équipementier automobile américain a lancé un plan de sauvegarde de l'emploi qui va se traduire par la suppression de 99 emplois sur son site de Gondecourt. Les suppressions d'emplois ne concernent que les salariés qui ne travaillent pas directement sur la production, les MOI (main d'oeuvre indirecte), selon le syndicaliste.
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>> Menace sur l'emploi

• ArcelorMittal : 550 emplois. En maintenant deux hauts-fourneaux inactifs, le groupe maintient le flou sur l'avenir d'au moins 550 employés. La direction a promis une réponse au cours de l'été.
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• Paris Normandie : 111 emplois. Le quotidien régional, ainsi que Havre Libre, Le Havre Presse et le Progrès de Fécamp sont en redressement judiciaire depuis fin février.
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