Ces ministères qui vont être à la diète

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Ces ministères qui vont être à la diète
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INFO E1 - Le gouvernement a initié un nouveau plan d’économies. Personne n’est épargné.

L’INFO. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, puis le président de la République lui-même l’ont reconnu mardi : les prévisions de croissance retenues par le gouvernement vont devoir être revues à la baisse. Moins de croissance, c’est moins de rentrées fiscales et donc un nouvel effort budgétaire pour rester à l’équilibre. Le gouvernement va donc tailler dans ses propres dépenses pour montrer l’exemple, un nouveau tour de vis qui se chiffre en millions d’euros.
>> Ce que change une croissance révisée à la baisse

Un cadrage budgétaire imminent. Les lettres de cadrage budgétaire aux différents ministres, fixant les principales orientations en matière de dépenses pour 2014, ne sont pas encore finalisées et vont être envoyées "d'ici 15 jours", a confié lundi une source gouvernementale. Cet effort budgétaire qualifié de "surgel" se chiffre à deux milliard d'euros et s’ajoute à celui déjà consenti pour l’année 2013. Europe 1 est déjà en mesure de vous présenter l’addition, ministère par ministère.

- Matignon : 39 millions d’euros. Les services du Premier ministre montrent l’exemple en taillant dans leurs propres dépenses.

- Ministère des Transports : 205 millions d’euros. Le ministère de Frédéric Cuvillier est l’un des premiers visés par cette nouvelle cure d’austérité.

- Ministère de l’Economie : 185 millions d’euros. Chargé de surveiller la bonne gestion des autres ministères, Bercy s’applique à lui-même un régime sévère.

- Ministère de la Culture : 67 millions d’euros. Aurélie Filippetti va devoir différer le financement de plusieurs budgets et réduire son soutien financier à plusieurs grandes expositions notamment.

- Ministère des Affaires étrangères : 56 millions d’euros. Le Quai d’Orsay va devoir réduire sn budget en 2014 après avoir déjà réduit son financement des alliances françaises, l’outil du "soft power" à la française.

- Ministère du Travail : 5 millions. Jusque-là épargnées au nom de la lutte contre le chômage, les troupes de Michel Sapin vont devoir aussi se serrer la ceinture en réduisant de 20% leurs dépenses de communication (1 million d’euros d’économies attendues), mais aussi en rognant le budget du service d’études (600.000 euros espérés).

Un "déjeuner économique" à Matignon. Pour "faire le point, en ce début d'année, sur l'ensemble de la situation budgétaire, de finances publiques", le Premier ministre a invité tous les membres du gouvernement pour un "déjeuner économique" à Matignon. Le débat ne sera "pas seulement budgétaire", dixit l'entourage de Jean-Marc Ayrault, mais ce sujet occupera assurément une bonne place.