Ces exemples d'une "pause fiscale" à venir

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Ces exemples d'une "pause fiscale" à venir
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IMPÔTS - Le chef de l'Etat veut convaincre les Français qu'il y aura bien une pause fiscale.

Face au scepticisme général entourant son voeu de faire une "pause fiscale" en 2014, François Hollande a décidé de missionner Bernard Cazeneuve. Le ministre de l'Economie a pour mission de faire de la pédagogie dans les prochains jours pour rassurer les ménages français. Il y a du travail. Selon un sondage CSA-Les Echos-Institut Montaigne, 69% de personnes pensent que le chef de l'Etat ne parviendra pas à stabiliser les prélèvements obligatoires dès 2014, contrairement à ce qu'il a annoncé.

500.000 foyers vont redevenir non imposables. Cette mesure passée totalement inaperçue va faire redevenir non imposables 500.000 foyers fiscaux. Avec le gel du barème qui était jusque-là de vigueur, certaines familles étaient devenues contribuables à cause de revenus en légère hausse. L'année prochaine, les tranches d'impôts vont à nouveau évoluer. D'après les calculs effectués par Bercy, cela représente 700 millions d'euros en moins dans les caisses de l'Etat.

Hausse de la prime pour l'emploi ? C'est une autre mesure à laquelle réfléchit le gouvernement, qui envisage deux options. Soit relever son montant - de 436 euros en moyenne -, soit d'élargir le nombre de ses bénéficiaire, actuellement de 6,3 millions.

Mise en place d'un "chèque énergie" ? Pour les moins riches, la mise en place d'un "chèque énergie" est également à l'étude. Il permettrait d'accompagner les plus modestes et compenserait la hausse de 10% des prix de l'électricité prévue sur 2013-2014. Un coût estimé à un milliard d'euros pour l'Etat.

MAIS DES MESURES DÉJÀ ACTÉES VONT SE FAIRE SENTIR

Des mesures contre le pouvoir d'achat. Cette "pause fiscale" ne signifie pas systématiquement hausse du pouvoir d'achat. Car dans le même temps, l'Etat a prévu une hausse de la TVA au 1er janvier qui devrait rapporter 6,5 milliards d'euros à la France et aider les entreprises à baisser leurs charges. Ce n'est pas le seul nouveau poids économique qui pèsera sur les familles l'année prochaine, puisqu'une hausse des cotisations salariales est prévue pour financer les retraites (1 milliard environ), la baisse du quotient familial (1 milliard), ou encore la fiscalisation des complémentaires santé d'entreprise (1 milliard).

La pause fiscale, oui, pour les entreprises. C'est aussi ce qu'estime Nicolas Barré, le directeur de la rédaction des Echos, dans son édito éco, qui estime que cette pause fiscale est bien présente, mais pour les entreprises, pas pour les particuliers.