Ces entreprises qui relocalisent en France

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Ces entreprises qui relocalisent en France
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Une trentaine d’entreprises sont en contact avec les équipes d’Arnaud Montebourg pour revenir en France.

Deux mois après son lancement, ils sont 300 entrepreneurs à s’être connectés. Le site internet Colbert 2.0, lancé par Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, remporte un succès encore timide. Ce logiciel permet aux entrepreneurs de calculer le coût d’une éventuelle relocalisation de leur entreprise, en France.

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L’aide du ministère essentielle. Pour le moment 300 chefs d’entreprises ont rempli un dossier en ligne et une trentaine d’entre eux sont en contact direct avec les équipes du ministre. C’est le cas de Frédéric, fabriquant de vélos électriques, dont les usines sont installées en Asie. Mais dès le mois de janvier 2014, une partie de la fabrication se fera à nouveau en France.

"On a pris le temps, avec les équipes du ministère, d’élaborer le projet de se dire ce qui était possible de faire", explique le chef d’entreprise à Europe 1. "Sans l’aide du ministère, cela aurait mis beaucoup plus de temps", ajoute-t-il. En effet, le ministère facilite les démarches de ces chefs d’entreprise et prête même de l’argent à ceux qui relocalisent. 

"Ce n’est pas du patriotisme". Mais la part d’investisseurs intéressés par une relocalisation est faible estime Jean-Claude Volot, vice-président du Medef. "C’est toujours spectaculaire de dire : "il y a trente entreprises qui relocalisent" mais il faut quand même regarder la réalité en face, ce n’est pas du patriotisme. Ces patrons ne se disent pas "parce que c’est mon pays, je me réimplante en France", ça ce n’est pas vrai", estime-t-il.

En revanche, l’évolution de la réalité économique peut les inciter à revenir dans l’Hexagone, souligne Jean-Claude Volot. L’augmentation des salaires en Chine, par exemple, peut en pousser certains à relocaliser ou à trouver d'autres pays où la main-d’œuvre est moins cher.