CCE électrique chez Air France : la direction évoque sept blessés dont un grave

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CCE électrique chez Air France : la direction évoque sept blessés dont un grave
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TENSIONS SOCIALES - Les incidents lundi matin lors du comité central d'entreprise (CCE) d'Air France ont fait 7 blessés dont un grave, un vigile qui a été hospitalisé, a affirmé un porte-parole de la compagnie.

Le comité central d'entreprise (CCE) d'Air France organisé lundi s'annonçait tendu en raison de la nouvelle cure d'austérité décidée par la direction. Mais cette réunion a dérapé lorsque la salle de réunion du CCE a été envahie par plus d'une centaine de salariés qui ont pris a partie deux membres de la direction. La direction assure que ces incidents ont fait sept blessés, dont un grave.

Une réunion qui dégénère. Déjà tendue en raison des nouveaux efforts demandés aux salariés, l'ambiance au sein d'Air France est devenue délétère lundi en fin de matinée. Alors en plein CCE, le directeur des ressources humaines Xavier Broseta a été violemment pris à partie, après la confirmation de la possible suppression de 2.900 postes. Sous des cris "à poil, à poil", "démission", ce cadre dirigeant s'est retrouvé torse nu, chemise déchirée, puis a été évacué. Pierre Plissonnier, responsable de l'activité long courrier à Air France, a été victime de violences similaires, sa chemise et son costume ayant été déchirés.

Le dérapage aurait fait sept blessés. Et la direction assure que les débordements ont fait cinq autres blessés, dont deux graves : deux vigiles, dont l'un a été dans le coma mais en est sorti, a indiqué un porte-parole de la compagnie. Les cinq autres blessés sont tous des salariés d'Air France faisant partie de la direction.

Le plan "Perform 2020" à l'origine des tensions. Après avoir déjà demandé de efforts à ses salariés dans le cadre du plan "Transform 2015", la direction d'Air France tente depuis des semaines de faire passer un nouveau plan de productivité baptisé "Perform 2020". Ce dernier prévoit notamment de faire voler les pilotes de lignes une centaine d'heures supplémentaires par an pour aligner leur productivité sur celles des autres compagnies aériennes.

Mais une partie des syndicats refusant une telle feuille de route, la direction a dévoilé lundi son plan B : la suppression de 300 postes de pilotes, de 900 postes de PNC (hôtesses et stewards) et de 1.700 personnels au sol. Sans oublier la possible fermetures de certaines lignes.