CAC 40 : qui perd, qui gagne ?

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CAC 40 : qui perd, qui gagne ?
BNP Paribas, Renault et PPR ont tiré leur épingle du jeu en cette période de publication des résultats annuels des entreprises du CAC 40.@ MAXPPP
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Europe1.fr fait le point sur les résultats annuels des grandes entreprises françaises.

Pour les entreprises du CAC 40, la saison de la publication des résultats annuels est particulièrement sensible. Ces résultats sont scrutés à la loupe par la Bourse, mais aussi par les concurrents. Cette année, si BNP Paribas tire plutôt bien son épingle du jeu, ses rivaux s’en sortent moins bien. Même constat pour Renault dans son secteur, avec des chiffres bien meilleurs que ceux de PSA Peugeot Citroën. Europe1.fr fait le point sur les gagnants et les perdants de l'année 2011.

LES GAGNANTS

BNP Paribas. Le groupe bancaire a réussi à limiter la casse dans un contexte cataclysmique pour les banques européennes et surtout françaises. Son bénéfice net, de 6,05 milliards d’euros, n’a baissé que de 22% sur un an, grâce notamment aux activités de banque de détail. Ce repli est relativement limité, étant donné les provisions de 3,2 milliards liées à la Grèce, et le fonctionnement erratique des marchés en fin d’année. Contrairement à ses deux grands concurrents français, BNP Paribas va proposer à ses actionnaires un dividende de 1,20 euros par action. Signe que ces chiffres ont rassuré les investisseurs, le titre BNP Paribas a pris plus de 5% à la Bourse aussitôt après l’annonce des résultats.

Renault. Le groupe automobile est en bien meilleure forme que son concurrent PSA Peugeot Citroën. Son bénéfice net a chuté de 39% en 2011. Une chute liée à la comparaison avec 2010, année exceptionnellement faste en raison de la cession de ses parts dans Volvo. En revanche, son bénéfice d’exploitation a été multiplié par deux en 2011, à 1,24 milliard d’euros, contre 635 millions l’année précédente. Le chiffre d’affaires a progressé de 9% en 2011, à 42,63 milliards d’euros. Pas moins de 2,72 millions de véhicules ont été écoulés, un record pour le groupe. Ces résultats s’expliquent aussi par la hausse de la contribution de Nissan à ses résultats, à 1,33 milliard d’euros.

PPR. En période de crise, le luxe se porte bien : le groupe PPR, propriétaire de Gucci et Yves Saint-Laurent, mais aussi de Puma, Fnac et Redcats, a vu son bénéfice net progresser de 2,3%, à 986 millions d’euros. La forte demande asiatique pour les marques de luxe a permis de dépasser les atteintes des analystes et le groupe affirme que ces "excellents résultats" sont le reflet "de la force de nos marques". Le pôle luxe a généré en 2011 4,91 milliards d’euros, et Gucci, à lui seul, a assuré 3,14 milliards d’euros de ventes. Seul point noir : la Fnac a cédé du terrain, avec un chiffre d’affaires en baisse de 3,2%.

LES PERDANTS

Société Générale. La banque a enregistré un recul de son bénéfice net de 39%, à 2,38 milliards d’euros. En cause : la baisse des résultats de sa banque de financement et d’investissement. Ces résultats déçoivent les attentes des analystes, qui tablaient plutôt sur un bénéfice de 2,72 milliards d’euros. Le quatrième trimestre a été particulièrement rude pour la banque, avec un résultat net à 100 millions d’euros, en chute libre de près de 87%. La Société générale avait déjà préparé le terrain et prévenu, dès novembre, qu’elle ne verserait pas de dividendes à ses actionnaires.

PSA Peugeot Citroën. Le bénéfice net du groupe automobile a été divisé par deux en 2011, plombé par de mauvaises performances. En 2011, il s’est élevé à 588 millions d’euros, repassant tout de même dans le vert après deux années de pertes. Le groupe va donc devoir se serrer la ceinture encore plus fort, et entend atteindre un milliard d’économies sur l’année. La sanction ne s’est pas faite attendre : Moody’s a annoncé mercredi qu’elle envisageait de baisser la note de la dette de PSA, car ces résultats sont "bien en-deçà" de ses prévisions.

Axa. L’assureur français a annoncé un bénéfice net de 4,324 milliards d’euros, certes en hausse de 57%, mais très largement inférieur aux attentes des analystes. Ceux-ci tablaient sur un bénéfice net d’environ 5,8 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires de l’assureur est quant à lui en repli de 4%, à 86,1 milliards d’euros.