C'est aussi la crise dans les transports

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C'est aussi la crise dans les transports
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Après une année difficile en 2009, la fréquentation des transports publics devrait repartir à la hausse.

De l'aveux de l'ensemble des opérateurs de transports publics, 2008 fut une année exceptionnelle. 2009 au contraire a vu le secteur durement touché par la crise. Mais les professionnels du secteur estiment que la fréquentation devrait repartir à la hausse, en partie en raison du rebond attendu des prix de l'essence.

La fréquentation des bus, tramways et métros a en effet augmenté de 6,1% en 2008, "un record", tant en province que dans la région parisienne.

Ce bon résultat, l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) qui réunit l'ensemble des opérateurs l'explique par plusieurs facteurs : un accroissement de l'offre, un "effet Grenelle" qui a rendu les Français plus conscients des enjeux environnementaux, un certain engorgement des centres urbains, et aussi l'envolée des prix du pétrole.

Mais la crise est passée par là. "Il y a eu un ralentissement très net, surtout en Ile-de-France, où la crise se fait sentir dans les déplacements domicile-travail", observe Bruno Gazeau, délégué général de l'UTP. "Il y a en fait une baisse de la mobilité en général, les gens se déplacent moins", notamment pour les sorties en ville, ajoute-t-il.

Ralentissement ne veut pas forcément dire baisse, du moins en province: la fréquentation y a encore progressé de 1,2% au premier semestre 2009 dans les réseaux urbains, la hausse étant de 2,5% pour les TER. Mais en Ile-de-France, RATP et Transilien sont en baisse de respectivement 0,8% et 0,5%.

"Pour 2010, on devrait retrouver des chiffres de croissance importants", pronostique le délégué général de l'UTP. D'abord parce que la sortie de crise commence à être en vue. Et surtout, indique-t-il, "le prix de l'essence va remonter, je ne vois pas comment le prix de l'essence ne peut pas remonter!" Cette croissance de la fréquentation des transports publics pourrait atteindre 3 à 4% l'an prochain, estime Bruno Gazeau.