Budget : un plan peut en cacher un autre

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Budget : un plan peut en cacher un autre
En se désengageant de certaines entreprises jugées non stratégiques, Bercy pourrait récupérer 40 milliards d'euros, selon des estimations.@ REUTERS
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Avec la baisse attendue de la croissance, l'Etat envisage une seconde salve d'austérité d'ici la présidentielle.

Alors que l'examen du projet de budget 2012 est en ce moment à l'étude à l'Assemblée nationale, un second plan de rigueur pourrait voir le jour avant l'élection présidentielle. La chute de la croissance de 1,75% à 1%, représente en effet un manque à gagner de 5 à 6 milliards pour l'Etat. Europe1.fr détaille ces mesures à l'étude qui devraient concerner ceux qui peuvent payer plus d'impôts sans stopper la consommation.

Imposer plus les revenus ? Sur le sujet, plusieurs pistes seraient à l'étude. L'idée de créer une nouvelle tranche fait son chemin, même à droite. Un sénateur de la majorité propose même une majoration de 10% pour l'ensemble des contribuables pour 2012.

Suppression de l'abattement des retraités ? L'abattement de 10% dont disposent les retraités pourrait être supprimé. Mais ce n'est pas tout. La CSG des retraites pourrait aussi être alignée sur celle des salariés, l'écart est actuellement d'un point.

Des niches fiscales supprimées ? Les investissements outre-mer ou les dispositifs Scellier seraient dans le viseur. Mais d'une manière plus générale, l'idée de baisser de 10 ou 15% toutes les niches fiscales fait son chemin

Les emplois à domicile moins épargnés ? Selon le ministère de l'Economie et des Finances, deux tiers des foyers qui sollicitent les emplois à domicile sont aisés. Ils pourraient contribuer à remplir les caisses de l'état via un coup de rabot sur les emplois à domicile. Un abaissement du plafond des niches est aussi envisagé.

Hausse de la TVA dans la restauration ? La mise en place d'une TVA à taux réduit dans la restauration était l'une des mesures phares du quinquennat de Nicolas Sarkozy. De 5,5% actuellement, elle pourrait passer à un taux intermédiaire autour de 8 ou 9%.

Désengagement de certaines entreprises. Certains députés souhaiteraient que l'Etat réduise ses participations dans des entreprises qui ne sont pas stratégiques, comme Renault, Air France ou France Telecom, entre autres. D'après certains calculs, ces désengagements seuls pourraient représenter 40 milliard d'euros de rentrées.