Bruno Le Maire annoncera des privatisations "dans quelques semaines"

  • A
  • A
Bruno Le Maire annoncera des privatisations "dans quelques semaines"
L'annonce de Bruno Le Maire est attendue "dans quelques semaines" (photo d'archives). @ MARTIN BUREAU / AFP
Partagez sur :

"Je vais annoncer dans quelques semaines que nous allons privatiser certaines entreprises pour avoir de l'argent afin de financer l'innovation", a indiqué le ministre de l'Économie samedi. 

Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, a indiqué samedi qu'il annoncerait dans "quelques semaines" la privatisation de certaines entreprises afin de financer l'innovation.

"L'innovation est la clé du futur". "Je vais annoncer dans quelques semaines que nous allons privatiser certaines entreprises pour avoir de l'argent afin de financer l'innovation", a déclaré Bruno Le Maire lors du forum The European House - Ambrosetti, sorte de mini-Davos à l'italienne qui se tient jusqu'à dimanche à Cernobbio, sur le lac de Côme. "Nous pensons vraiment que c'est une meilleure façon de dépenser de l'argent en finançant l'innovation plutôt que d'être emprisonné dans certaines compagnies qui ne sont pas stratégiques pour l'Etat français", a-t-il ajouté. "L'innovation est la clé du futur pour l'économie, la clé pour rendre la France plus forte", a-t-il martelé.

La Française des Jeux privatisée ? Bruno Le Maire n'a donné aucun détail sur les entreprises qui allaient être privatisées. La Française des Jeux fait partie des pistes étudiées, selon certains experts. Le ministre avait déjà fait état le 6 juillet de la cession de "participations dans un certain nombre d'entreprises publiques à partir du mois de septembre". La veille, il avait annoncé ces "importantes cessions d'actifs" pour financer l'innovation, à laquelle l'Etat destinera 10 milliards d'euros.  Ces cessions permettront "au contribuable de savoir que son argent est placé pour le futur et non pas pour le passé", avait-il souligné.

Pendant la campagne électorale, le président, Emmanuel Macron, avait promis d'alimenter ce fonds de 10 milliards par les dividendes tirés du portefeuille de l'Etat, mais aussi peut-être par quelques privatisations.