Boycott de la conférence sociale : "ce n’est pas un caprice"

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Boycott de la conférence sociale : "ce n’est pas un caprice"
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière@ DR
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VOTRE CHOIX D’ACTU DU 8 JUILLET - Trois syndicats (FO, CGT et FSU) ont quitté la table des discussions de la conférence sociale.

Chaque jour avec "Votre choix d’actu", Europe 1 vous propose de définir un thème qui sera approfondi dans Europe midi – Votre Journal animé par Wendy Bouchard.

Dès 9h, rendez-vous sur la page d’accueil d’Europe1.fr pour voter. Vous pouvez le retrouver sur www.europe1.fr/Info/Votrechoixdactu

>>> Mardi 8 juillet, vous avez été 56% à faire "Votre choix d’actu"  sur le boycott de la conférence sociale par la CGT, FO et FSU. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière expliquait dans Europe midi – Votre journal qu’il ne s’agissait pas d’un "caprice" mais de "marquer le coup pour se faire entendre".



Boycott de la conférence sociale "C'est un coup...par Europe1fr

Le secrétaire général de Force Ouvrière rappelle que le syndicat "avait prévu d’y aller, avait travaillé en amont ». Il évoque deux raisons pour justifier ce boycott. Une raison « de fond », avec la contestation des « orientations économiques et sociales du gouvernement » et des « aides aux entreprises de 41 milliards d’euros sur trois ans sans condition ».  Jean-Claude Mailly craint que ces initiatives « fassent augmenter le chômage ».

Seconde raison : l’intervention du Premier ministre dans Les Echos le 1er juillet, où il a fait « des cadeaux aux entreprises sans prévenir personne". "On ne peut pas dire "il faut un dialogue social" et ne pas assurer le service minimum en matière de dialogue social" assène Jean-Claude Mailly. Il estime que si le gouvernement "veut dialoguer, il faut le faire sérieusement". Il recommande à l’exécutif de "consulter régulièrement les syndicats et non pas une seule fois dans l’année". Jean-Claude Mailly se dit déçu que le gouvernement "décide sans les syndicats". Il prend comme exemple le pacte de responsabilité qui a fait l’objet de discussions "avec le patronat mais pas avec les organisations syndicales". Le secrétaire général de Force Ouvrière affirme avoir interrogé le président de la République sur ce point : "il a convenu qu’il aurait dû nous prévenir" ajoute-t-il. "De toute façon notre société est faite comme ça aujourd’hui" regrette-t-il.