Bilan mitigé pour l’ouverture dominicale

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Bilan mitigé pour l’ouverture dominicale
@ Reuters
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6 mois après la loi autorisant l’ouverture dominicale, tous les magasins n’en profitent pas.

Le 10 août 2009, la loi Mallié est adoptée et libéralise le travail dominical dans certaines grandes zones commerciales. Quatre Périmètres d’usage de consommation exceptionnelle (P.U.C.E) ont depuis été définis par cette loi : Douai (Nord), Plan-de-campagne (Bouches-du-Rhône), Eragny et Thiais (région parisienne).

Six mois plus tard, le bilan est mitigé. Si les commerces de Plan-de-campagne en profitent, 60 % des entreprises préfèrent ne pas ouvrir le dimanche, selon une enquête de la fédération des enseignes du commerce associé.

La région marseillaise dispose d’une zone commerciale ouverte toute la semaine. Mais la zone de Plan-de-campagne est dans une situation relativement atypique, puisque la tradition du travail dominical y est ancrée depuis de nombreuses années :

Tous les commerces ne veulent pas ouvrir le dimanche

Le centre commercial de Plan-de-campagne est un cas à part. Ailleurs, c’est beaucoup plus laborieux, les commerces se montrent réticents. 60 % des entreprises préfèrent ne pas ouvrir le dimanche, selon une enquête de la fédération des enseignes du commerce associé. Il faut en effet négocier avec les syndicats des contreparties salariales souvent coûteuses.

La déléguée générale de la fédération explique qu’ouvrir le dimanche peut donc se révéler très compliqué et peu intéressant :

Une application aléatoire de la loi

Du côté des syndicats, on dénonce une application pas toujours claire de cette loi. Certains magasins sont autorisés à ouvrir le dimanche, tandis que d’autres se voient refuser cette ouverture, alors même qu’ils sont dans la même zone.

Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CFTC dénonce ces incohérences et parle même, dans le cas des magasins de Thiais, de "prime à la délinquance" :

L’ouverture dominicale des zones commerciales rencontre donc un succès mitigé. Certaines enseignes ont intérêt à ouvrir le dimanche, en raison de leurs spécificités. C’est le cas des magasins de bricolage, de jardinerie et d’ameublement. Ces derniers sont donc prêts à ouvrir le dimanche en toute illégalité ou, lorsqu’ils sont situés dans une P.u.c.e, à négocier avec les salariés.

Pour les autres, le coût de cette ouverture est trop élevé et surtout, il faut trouver des salariés qui acceptent de travailler le dimanche. Une trentaine de zones commerciales ont pourtant déposé un dossier pour être labellisées P.u.c.e.

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