Bientôt des médicaments en grandes surfaces ?

  • A
  • A
Bientôt des médicaments en grandes surfaces ?
@ MAX PPP
Partagez sur :

PEUT-ETRE - L'Autorité de la concurrence est "pour". Mais la ministre de la Santé a déjà dit non.

L'avis. De l'aspirine bientôt dans votre supermarché ? L'Autorité de la concurrence s'est prononcé jeudi en faveur de la vente des médicaments non remboursables en dehors des pharmacies, qui en ont jusqu'ici le monopole. L’objectif : faire baisser leurs prix.

>> Mise à jour, 13h39 : la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a redit qu'elle était opposée à cette idée.

Le prix, l'argument massue. Dans son avis, l'autorité relève de "très forts écarts de prix", allant de 1 à 4 d'une officine à l'autre, sur ces produits d'auto-médication. Pour y remédier, elle préconise une libéralisation "limitée et encadrée" de la vente des médicaments non remboursés, qui permettrait de faire baisser leur prix de vente de 11,4% à 16,3%.

Mais attention, ce serait très encadré. Pas question pour autant pour l'Autorité de la concurrence d’accepter à l'avenir la mise en place de boîtes de médicaments au beau milieu d'un supermarché. "Nous parlons uniquement des produits d’automédication, sans ordonnance, et des produits type tests de grossesse, produits d’entretien pour les lentilles, tests de glycémie utilisés par les diabétiques", tient d'abord à préciser Bruno Lasserre, le président de cette organisation. L’ouverture proposée "doit être encadrée. Si elle est possible pour les magasins de parapharmacie ou dans les grandes surfaces, la vente doit se faire dans des espaces dédiés, clairement identifiés avec un encaissement distinct", insiste-t-il au micro d'Europe 1. Et surtout, cette vente serait placée "sous la responsabilité d’un diplômé en pharmacie".

Le gouvernement a déjà dit "non". En juillet dernier, répondant à un premier avis favorable de l'Autorité de concurrence, la ministre de la Santé Marisol Touraine avait rejeté cette proposition. "L'hypothèse d'une vente des médicaments, même non soumis à prescription obligatoire, en grande surface, n'est pas envisagée par le gouvernement", avait-elle déclaré.