Berger (CFDT) contre les séquestrations

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Berger (CFDT) contre les séquestrations
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"Je porte un syndicalisme qui est (celui de) la revendication et du respect", a déclaré le responsable. 

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a condamné jeudi la séquestration pendant près de 30 heures en début de semaine de deux cadres de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord où la CGT est ultra-majoritaire, indiquant ne pas partager ce type d'actions. "Je ne partage pas ce type d'actions syndicales. Moi, je porte un syndicalisme qui est (celui de) la revendication et du respect", a déclaré M. Berger sur RTL.

"La responsabilité, c'est d'offrir le meilleur résultat possible aux salariés dans leur intérêt. La, je m'interroge sur l'intérêt des salariés de Goodyear. Est-ce que c'est la terre brûlée ?", s'est-il interrogé, alors que l'usine qui emploie plus d'un millier de salariés est vouée à la fermeture. "Je peux comprendre la colère des salariés, mais le rôle des responsables syndicaux c'est à un moment donné d'apporter des propositions et de mener une action syndicale qui soit digne et respectueuse des personnes", a-t-il ajouté.

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La veille, son homologue de la CGT Thierry Lepaon s'était dit solidaire des salariés de Goodyear, tout en relevant que les actions de séquestration n'étaient pas dans "les habitudes" de la centrale mais que "cela peut arriver". Dans un autre dossier, concernant le "pacte de responsabilité" proposé par François Hollande, M. Berger a dit espérer obtenir "des éclaircissements sur ce qu'est ce pacte", lors de la conférence de presse du président la semaine prochaine et lors des voeux aux syndicats la semaine suivante.

Avant d'envisager de nouveaux allègements de charges pour les entreprises, il a appelé à évaluer l'impact des mesures déjà en vigueur pour voir si elles sont "efficaces", notamment pour l'emploi et réduire la précarité, et prévenu qu'il faudrait compter avec les syndicats."Attention à ne pas faire d'un côté une méthode de dialogue social où les syndicats seraient associés et de l'autre côté un mano a mano avec les entreprises et le patronat", a-t-il ainsi souligné.

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