Bercy lance un site internet pour expliquer la réforme du prélèvement à la source

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Bercy lance un site internet pour expliquer la réforme du prélèvement à la source
Avec un questions-réponses, un abécédaire et des entrées dédiées aux collecteurs et aux contribuables, ce site veut aider à "sortir des préjugés" sur cette réforme parfois critiquée. Image d'illustration. @ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Lancé mercredi, il a pour objectif de "sortir des préjugés", a prévenu le secrétaire d'État au Budget Christian Eckert.

Le gouvernement a lancé mercredi un site internet pour expliquer la réforme du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, censée entrer en vigueur au 1er janvier 2018, mais qui suscite des réticences.

Pour "sortir des préjugés". Calendrier de la réforme, année de transition, collecte, confidentialité... le site explique point par point les modalités de la réforme, via un questions-réponses, un abécédaire et des entrées dédiées aux collecteurs et aux contribuables. Selon le secrétaire d'État au Budget Christian Eckert, qui a annoncé le lancement de ce site sur Twitter, il vise à "sortir des préjugés" et à "quitter les postures", alors qu'ont débuté au Parlement les débats sur le projet de loi de finances 2017, qui acte cette réforme.

Collecté chaque mois sur le salaire. La réforme du prélèvement à la source prévoit que l'impôt sur le revenu soit collecté au moment du versement du salaire, sur la base d'un taux transmis par le fisc, et non plus un an après, comme c'est le cas actuellement. Chez les salariés, l'impôt sera prélevé par l'employeur, via un document unique dématérialisé, la déclaration sociale nominative (DSN) qui permettra d'acquitter l'ensemble des cotisations. Chez les retraités, la collecte sera réalisée par la caisse de retraite. Les travailleurs indépendants verseront quant à eux un acompte mensuel ou trimestriel, calculé en fonction de leurs revenus des mois précédents

Pour le patronat, une charge de travail supplémentaire. Cette réforme a fait naître des inquiétudes au sein du patronat, qui y voit une charge de travail supplémentaire, mais aussi chez les syndicats, qui redoutent un manque de confidentialité permettant aux employeurs d'avoir accès aux données patrimoniales de leurs salariés. Plusieurs candidats à la primaire de la droite ont assuré qu'ils reviendraient sur la réforme en cas de victoire à la présidentielle.