Fiscalité : un million de contribuables sortiront de l'impôt sur le revenu en 2016

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Fiscalité : un million de contribuables sortiront de l'impôt sur le revenu en 2016
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Trois millions de nouveaux foyers vont être bénéficiaires de la baisse des impôts en 2016, a annoncé jeudi à l'AFP le ministre des Finances, Michel Sapin tandis qu'un million de contribuables sortiront de l'impôt sur le revenu. 

Un million de foyers fiscaux vont sortir de l'impôt sur le revenu ou ne pas y rentrer en 2016 grâce à la baisse d'impôts de deux milliards d'euros voulue par François Hollande, a annoncé jeudi à l'AFP le ministre des Finances Michel Sapin.

Trois millions de foyers par ailleurs nouveaux bénéficiaires. "Nous allons toucher trois millions de ménages qui n'étaient pas concernés par les précédentes mesures de baisse", mises en place en 2014 et 2015, a précisé Michel Sapin. Ils viendront s'ajouter aux 5 millions de foyers déjà bénéficiaires des réductions.

Le détail. Selon le ministre des Finances, la baisse de l'impôt sur le revenu bénéficiera principalement à ce qu'il définit comme la "classe moyenne", "le coeur du coeur" du dispositif voulu par le gouvernement. Parmi les huit millions de contribuables concernés, "la plupart des célibataires" verront leur impôt diminuer de 200 à 300 euros, d'après Bercy. Les couples bénéficieront pour une majorité d'entre eux de 300 à 500 euros de baisse.

La méthode. Cette réduction d'impôt se fera techniquement via le mécanisme de la décote, et non via "une suppression de tranche", solution choisie en 2015, a précisé le ministre des Finances. La décote est un rabais réservé aux foyers dont l'impôt ne dépasse pas un certain plafond. En 2015, ce plafond était de 1.135 euros pour un célibataire et de 1.870 euros pour un couple.

La conséquence. La proportion de foyers français qui payent l'impôt sur le revenu va ainsi retomber autour de 46%, comme c'était le cas en 2010. Une proportion de "46%, c'est un chiffre habituel en France, c'était comme ça avant la crise, il est légitime que ce soit comme ça après la crise", a justifié Michel Sapin.