Baisse des impôts : selon Carrez, c'est une "injustice profonde" pour certains contribuables

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Le député LR Gilles Carrez estime que l'essentiel de la répartition de l'impôt sur le revenu en France pèse depuis 2013 sur les classes moyennes supérieures, qui ne bénéficieront pas de la baisse annoncée pour 2017.

INTERVIEW

Ce sera certainement le dernier geste fiscal du quinquennat. La nouvelle baisse d'impôts annoncée, huit mois avant la présidentielle, concernera cinq millions de foyers fiscaux. 

Une mesure "injuste". L'annonce a été faite vendredi. Ce geste fiscal concerne des ménages aux revenus modestes et moyens. Ils bénéficieront d'une réduction d'impôt de l'ordre de 200 euros en moyenne. Cela vous concerne si vous gagnez moins de 1.700 euros nets par mois, soit 3400 euros pour un couple. Une bonne nouvelle pour les intéressés mais la mesure est "injuste", selon Gilles Carrez, député Les Républicains et président de la commission des finances de l'Assemblée, interrogé samedi matin sur Europe 1.

Les classes moyennes supérieures. "Ces baisses d’impôt, depuis 2014, concernent essentiellement la partie des contribuables qui n’ont pas subi la hausse massive de 2013, à savoir les classes moyennes supérieures", soutient l’élu. "On retrouve ce qu’avait dit, il y a une dizaine d’années, François Hollande : ‘Au-delà de 4.000 euros, on est riche'. Donc, tous les célibataires qui gagnent plus de 2.500 euros ou tous les ménages avec enfant à plus de 4.000 euros n’auront eu droit qu’a des augmentations", constate Gilles Carrez.

Un impôt trop concentré. Le député de Val-de-Marne dénonce donc une "injustice profonde" : "Elle se traduit par un chiffre tout simple : aujourd’hui, il n’y a plus que 45% des 37 millions de foyers fiscaux français qui payent encore l’impôt sur le revenu", déplore-t-il.