Auto : Montebourg trace une route

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Auto : Montebourg trace une route
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Une aide aux véhicules "innovants", pas de prime à la casse : le plan de soutien se dessine.

Le plan d'aide à la filière automobile ne doit être dévoilé que le 25 juillet. Mais après le choc de l'annonce par PSA d'un plan massif de suppression d'emplois, le gouvernement presse le pas. Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a ainsi esquissé quelques pistes mercredi, alors qu'il s'apprête à recevoir le patron de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin.

Les véhicules "innovants et propres" aidés... "Nous sommes très tentés d'accentuer les mesures liées au bonus malus écologique", a indiqué Arnaud Montebourg sur France Inter. "Il y a un avantage des constructeurs qui se sont portés vers l'hybride et l'électrique. Nous souhaitons pousser cet avantage", a-t-il dit, n'hésitant pas à parler d'un plan "massif".

... mais des contreparties. Le ministre du Redressement productif a cependant prévenu que les aides publiques s'accompagneraient de contreparties. "On a rien sans rien (...) les aides publiques ne seront pas données sans contreparties", a-t-il par contre prévenu.

Pas de prime à la casse. "Nous nous écartons de la prime à la casse", a confié Arnaud Montebourg. Mais le ministre a dit aussi "réfléchir à une bonne mesure qui permette d'imaginer que les français puissent accéder à la voiture moins cher".

Le cas PSA reste à part. Arnaud Montebourg va continuer à rencontrer les dirigeants de Peugeot, ainsi que la famille qui reste l'actionnaire majoritaire. Thierry Peugeot, président du conseil de surveillance et héritier du groupe, sera ainsi reçu vendredi, selon les informations d'Europe 1. Mais le cas de ce constructeur français reste traité avec un soin particulier. "Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec General Motors, le comportement de l'actionnaire", a déclaré Arnaud Montebourg. "Où va PSA ? Où veulent-ils nous emmener ? Je vous rappelle qu'il y a trois ans, en 2009, 1.700 salariés à Rennes ont déjà perdu leur emploi. Si c'est pour recommencer dans trois ans, nous dirons non", a-t-il prévenu.