Ascométal : la justice choisit le repreneur français

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Ascométal : la justice choisit le repreneur français
Ascométal devrait être repris par un groupe français.@ Maxppp
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SOULAGEMENT - L'entreprise française emploie près de 1.900 personnes en France.

Le tribunal de commerce de Nanterre a choisi l'offre de reprise française, portée par l'énarque Frank Supplisson et l'industriel Guy Dollé, pour le groupe sidérurgique Ascométal, ont indiqué jeudi des sources proches du dossier. La justice a retenu l'offre qui conservait les six sites français d'Ascométal et la quasi totalité des emplois, écartant les trois autres candidats, dont le groupe brésilien Gerdau, qui avait le soutien de l'administrateur judiciaire.

Rude bataille. Quatre prétendants avaient déposé une offre pour reprendre ce fleuron de la sidérurgie française, en redressement judiciaire depuis le 7 mars, après l'échec de négociations entre son actionnaire, le fonds américain Apollo, et ses créanciers, les banques américaines Morgan Stanley et Bank of America. Le match était serré entre le groupe brésilien Gerdau et l'offre française emmenée par l'ex-directeur général d'Arcelor, Guy Dollé, ont indiqué des sources proches du dossier. Les deux autres candidats sont les fonds américains Apollo et Anchorage.

Les candidats ont bataillé pendant des semaines, surenchérissant jusqu'à l'examen des offres devant le tribunal de commerce de Nanterre le 14 mai, pour reprendre l'ancienne filiale d'Usinor spécialisée dans les aciers spéciaux pour l'automobile et le secteur pétrolier. Gerdau avance 390 millions d'euros de financement et propose de conserver 1.586 emplois et embaucher 166 personnes. Il garantit aussi qu'il ne fermera aucun site pendant sept ans, sauf Ascométal Allevard au Cheylas en Isère.

Les syndicats pour l'offre française. La CGT, syndicat majoritaire, préfère l'offre française, qui porte le nom de Asco Industries et qui prévoit le maintien de tous les sites et de 1.820 emplois. Elle est portée par M. Dollé et Frank Supplisson, ex-directeur de cabinet d'Eric Besson au ministère de l'Industrie. Ils assurent avoir levé 230 millions d'euros de financement et peuvent compter sur un prêt de l'Etat de 35 millions d'euros, via le Fonds de développement économique et social (FDES). Le gouvernement envisage également de faire entrer au capital la Banque publique d'investissement (bpifrance).Eux aussi ont obtenu des renforts: la CGT, l'Etat et des personnalités politiques de tout bord. 

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