Ascométal : l'Etat soutient l'offre de reprise française

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Ascométal : l'Etat soutient l'offre de reprise française
Les repreneurs potentiels d'Ascométal, qui emploie plus de 1.900 personnes en France, présentaient leurs projets mercredi.@ Maxppp
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Quatre offres de reprise pour Ascométal, qui emploie plus de 1.900 personnes en France, étaient présentées mercredi au Tribunal de commerce de Nanterre.

L'Etat a apporté lundi son soutien à l'offre de reprise française d'Ascométal, emmenée par l'énarque Frank Supplisson, dans une lettre adressée au procureur du Tribunal de commerce de Nanterre, dont l'AFP a obtenu copie mercredi. "L'intérêt national général impose que seule la solution renforçant notre économie soit retenue", a écrit le commissaire au redressement productif de la région Ile-de-France, Mathieu Aufauvre.

Seule offre qui garantie l’emploi. "Il apparaît ainsi nécessaire d'oeuvrer dans cette voie en soutenant pleinement la reprise d'Ascométal par la société Sparkling Industrie" (Asco Industrie), de Frank Supplisson, a-t-il souligné, alors que les quatre candidats à la reprise défendent leurs projets au Tribunal de Commerce de Nanterre.

Pour l'Etat, l'offre française est la seule à reprendre l'ensemble des six sites et "la quasi-totalité des salariés" du groupe sidérurgique, qui emploie plus de 1.900 personnes en France. "C'est par ailleurs la seule à maintenir le centre de décision en France", insiste le commissaire, qui souligne que l'Etat est prêt à financer l'opération avec un prêt de 35 millions d'euros via le Fonds de développement économique et social (FDES). Selon des sources proches du dossier, il serait aussi disposé à entrer au capital de la nouvelle société.

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Syndicats contre administrateur. Les syndicats ont aussi majoritairement décidé d'apporter leur soutien au projet français porté par Frank Supplisson, un haut fonctionnaire ayant mobilisé un groupe d'industriels et d'investisseurs. L'administrateur d'Ascométal, en revanche, appuie l'offre de reprise de l'industriel brésilien Gerdau, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier, confirmant des déclarations de représentants de la CGT et de la CFDT.

Deux fonds américains prêt à reprendre aussi. Plombée par une dette de 360 millions d'euros, l'ancienne filiale d'Usinor spécialisée dans les aciers spéciaux pour l'automobile et le secteur pétrolier, avait été placée en redressement judiciaire le 7 mars, après l'échec de négociations entre son actionnaire, le fond américain Apollo, et ses créanciers, les banques américaines Morgan Stanley et Bank of America. Ces deux banques soutiennent l'offre du fond Anchorage. L'actionnaire Apollo présente aussi un projet.

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