"Arrêtons de paniquer" sur la santé d'EDF, assure le PDG

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"Arrêtons de paniquer" sur la santé d'EDF, assure le PDG
Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF.@ AFP
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Alors que la santé financière d'EDF pose question depuis plusieurs mois, le PDG de l'entreprise tente jeudi de relativiser les craintes.

"Arrêtons de paniquer" sur la "pérennité" et la "santé" d'EDF, s'exclame le PDG de l'électricien français, Jean-Bernard Lévy, dans un entretien publié jeudi par Le Parisien/Aujourd'hui en France.

Une "menace", oui mais. Même s'il admet que la dette de l'entreprise publique "constitue une menace à moyen et long terme", Jean-Bernard Lévy assure qu'"il n'y a pas de doute sur la pérennité et la santé d'EDF". "Arrêtons de paniquer. Même si notre chiffre d'affaires est en baisse, nous sommes le seul électricien européen de grande taille qui n'a jamais perdu d'argent ces dernières années", insiste le PDG d'EDF.

Des mesures pour résorber la dette. Jean-Bernard Lévy détaille les mesures qu'il envisage de prendre pour résorber une dette "qui se monte à 37,5 milliards d'euros dans les comptes, mais plus de double selon les agences de notation". "Nous allons vendre 10 milliards d'euros d'actifs non essentiels, économiser 2 milliards d'euros sur nos investissements. Et encore 1 milliard d'euros supplémentaire d'ici à 2019 sur nos dépenses courantes." En outre, "nous prévoyons une augmentation de notre capital à hauteur de 4 milliards d'euros, dont 3 milliards souscrits par l'Etat", précise encore Jean-Bernard Lévy. 

Le débat autour du gaz de schiste. La ministre de l'Energie et de l'Environnement Ségolène Royal a écrit mercredi aux deux dirigeants d'EDF et Engie pour leur demander "de renoncer" à l'avenir à importer du gaz de schiste, courrier que Jean-Bernard Lévy confirme avoir reçu mardi. Le problème, explique le PDG d'EDF, est que "quand un méthanier arrive dans un port européen, le port d'origine est connu mais pas la manière dont ce gaz a été produit". "On ne sait pas donc s'il provient d'une exploitation de gaz conventionnel, d'un forage de gaz de schiste, ou d'une plate-forme offshore en mer", ajoute-t-il en soulignant en outre que "le gaz nord-américain, qu'il provienne du Canada ou des Etats-Unis, est un gaz dans lequel se mélange déjà du gaz conventionnel et du gaz de schiste".