Arnault pas encore belge, sa fortune si

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Arnault pas encore belge, sa fortune si
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Le patron du groupe LVMH y aurait déjà transféré la majeure partie de sa fortune en 2011.

• L'INFO. S'il n'a pas encore réussi à décrocher la nationalité belge, le milliardaire français Bernard Arnault y a déjà domicilié une bonne partie de sa fortune. Le directeur général de LVMH a fait transférer en Belgique il y a plus d'un an la quasi-totalité de sa participation dans le groupe de luxe, écrit Libération jeudi.

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• 79,5% de la propriété du groupe transféré. Bernard Arnault a fini de transférer en décembre 2011 les 31% du groupe qu'il possède, soit 4 millions d'actions. Il a également déplacé les 48,5% du capital qu'il détient en usufruit, c'est-à-dire promis à ses enfants mais qu'il gère encore. Au total, c'est donc 79,5% du capital du Groupe Arnault, la holding familiale contrôlant l'intégralité de son empire - dont LVMH -, qui a été transféré vers la structure juridique qu'il a créé en Belgique, la société Pilinvest.

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© Reuters

• Le pourquoi d'une telle opération. Un membre de l'entourage de Bernard Arnault, cité par Libération, assure que cette opération a été menée afin "d'assurer la pérennité et l'intégrité de son groupe en cas de décès accidentel". En clair, rassembler sa participation dans une structure qui empêchera ses héritiers d'éparpiller cette fortune à court terme. Et si le milliardaire a décidé de le faire en Belgique, c'est officiellement parce qu'une telle opération est "juridiquement impossible en France", souligne le quotidien.

• Une arrière-pensée fiscale ? Suite à la polémique sur sa demande de nationalité belge, qui lui faciliterait une opération d'évasion fiscale, une question s'impose inévitablement : ce transfert va-t-il lui permettre d'échapper plus facilement au fisc français ? La réponse est négative tant qu'il ne dispose pas de la nationalité belge. Les fondations privées belges sont en effet fiscalement très favorables : elles permettent d'effectuer des donations à ses enfants, taxées à seulement 3%. Mais pour en bénéficier, il faudrait que Bernard Arnault et ses enfants soient résidents fiscaux belges, ce qui n'est pas encore le cas. Ce transfert est donc plus une opération patrimoniale que fiscale, mais elle pourrait se révéler utile pour la suite.

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