André vendu par le groupe Vivarte : "intolérable pour les salariés"

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La vente annoncée de l'enseigne André par le groupe Vivarte inquiète les salariés qui craignent de nombreux licenciements et la fermeture de plusieurs magasins.

Le groupe textile Vivarte s'apprêterait à annoncer, à partir de la fin du mois de janvier, sa volonté de se séparer de l'enseigne de chaussures déficitaire André, sa marque phare, révélait Europe 1 mercredi. Les salariés seront reçus jeudi après-midi à Bercy et ont prévu de se rassembler devant le ministère à la mi-journée.

"Qui peut acheter André ?". Les salariés sont extrêmement inquiets, à l'image de Karim Cheboub, le secrétaire CGT au comité du groupe Vivarte, joint par Europe 1 jeudi. "Une vente suppose aussi les licenciements de certains salariés et la fermeture de magasins qui ne sont pas rentables", souligne-t-il. Le syndicaliste ne croit pas au sauvetage d'André. "Qui peut aujourd’hui acheter une entreprise qui ne fait pas de bénéfices ? On en a déjà eu l’expérience avec l’usine de Champigneulles (la Compagnie vosgienne de la chaussure, ndlr), à côté de Nancy, qui a été cédée pour un euro symbolique", illustre-t-il.

André "a eu son lot". "C’est intolérable pour tous les salariés qui ont déjà payé leur tribut", assure Karim Cheboub. "Plus de 2.000 salariés ont été licenciés entre 2015 et 2016, notamment sur l’enseigne La Halle", rappelle-t-il. André, qui compte plus d'une centaine de magasins partout en France et 750 employés, "a eu son lot avec plus de 35 magasins fermés et plus d'une centaine de salariés qui ont été licenciés", note le cégétiste. "On se demande ce que fait Patrick Puy (le PDG du groupe Vivarte, ndlr), sinon de démanteler le groupe et de toucher à une enseigne emblématique. C’est terrible"